Sciences humaines & sociales

  • Paru en 1938, ce violent pamphlet fit scandale en France à sa parution. Il condamne les exactions de la répression franquiste lors de la guerre civile espagnole et s'oppose fermement aux thèses de l'Action française. Les attitudes politiques de Georges Bernanos évoluent radicalement et il va prendre en horreur cette droite dont il semblait jusque-là figurer l'enfant turbulent. Révolté, il prend fait et cause pour les républicains et dénonce les atrocités d'un crime irrémédiable : le ralliement de l'Église espagnole au coup de force nationaliste du général Franco et la Terreur blanche cléricale. Écrivain de son temps, il n'est rien que Bernanos ne blesse ou ne dresse, qui n'appelle en lui colère et dégoût. Pourtant chrétien, monarchiste et individualiste, il offre un « témoignage de combat », qualifié de gauche, qui a vite pris une actualité extraordinaire pour se révéler une prophétie pathétique des grandes catastrophes du siècle. Et il le fait avec une éloquence chaleureuse, grondante et visionnaire. Résidant en Espagne à Palma de Majorque de 1934 à 1937, d'abord séduit par la « croisade franquiste », Georges Bernanos suit de près les événements (600 000 morts) et ne tarde pas à prendre le parti des victimes, avec compassion.

  • Éloge de la folie

    Erasme

    En 1542, six ans après sa mort, celui qui était considéré comme le prince de la République des lettres est décrété par les théologiens de la Sorbonne " fol, insensé, injurieux à Dieu, à Jésus-Christ, à la Vierge, aux Saints, aux ordonnances de l'Église, aux cérémonies ecclésiastiques, aux théologiens, aux ordres mendiants ". Sous couvert de faire parler la Folie, Érasme se livre à une brillante satire sociale. L'ironie devient mordante quand le grand humaniste passe en revue les comportements et les prétentions sociales des corporations. Homme de la synthèse entre christianisme et philosophie païenne, Érasme réalise le difficile équilibre entre foi et savoir.
    Force du trait, subtilité dans l'ironie, habileté tactique. Même s'il s'en défend, le libelle est politique et révèle un regard généreux sur l'homme et sur la condition humaine. Érasme effectue un travail paradoxal : il s'efforce, à l'aide de la raison, de faire discourir la Folie. Folie dont tout être de raison est finalement doté. Qu'est-ce que la folie ? " Une dispensatrice de bonheur ", semble-t-il répondre. L'impact de ce livre sur la société a été considérable, le lecteur y ayant toujours trouvé un miroir. L'oeuvre révèle les artifices et les faux-semblants des idéologies, et réaffirme le libre arbitre de l'homme. Érasme ouvre la voie à La Bruyère, à Molière, à Voltaire et à tant d'auteurs caustiques. Il fait dire à la Folie :
    " N'oubliez pas que c'est la Folie qui vous parlait, et qu'elle vous parlait en femme ! " Tel est l'habile travestissement par lequel le grand humaniste se protégea des foudres de l'Inquisition.

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  • Qu'est-ce que la pop culture ? François Thomazeau tente ici de définir cette culture et de raconter son émergence. Un livre qui aborde la pop dans toutes ses dimensions artistiques et sociologiques : musique, peinture, cinéma, architecture, mode, design, littérature, médias, évolution des moeurs... Art de l'instantané né avec la société de consommation, la pop résiste à l'usure du temps et est aujourd'hui plus qu'une tendance, c'est une esthétique.
    Le jetable est devenu durable. Bienvenue dans le monde pétillant de la pop !

  • « La gauche, la gauche... Mais oui, bon sang, ça me dit quelque chose... Je vais chercher sur le net ! » Elle fait la sieste, la gauche ? Elle est dans le coma ? En est-on rendu à guetter les signes de son réveil ?

    Je me souviens de la gauche assume la nostalgie d'une époque où l'on pouvait, au loin, apercevoir un horizon. Les témoins de ce « livre de valeurs », qui se sont longtemps levés de bonne heure et se souviennent collectivement de Mai 68, travestissent quelque peu le modèle de Perec. Leurs souvenirs ne sont ni intacts ni minuscules. Ils révèlent un passé singulier et commun, insignifiant et majeur. Militants de toujours et observateurs sérieusement joyeux de cet endormissement comateux de la gauche, ils ont pris leurs responsabilités. Au-delà des proclamations des néocons qui professent que le mouvement du Bon Sens a désormais dépassé la droite et la gauche, ils cherchent à comprendre ce phénomène de déshydratation politique et idéologique.

    Au-delà de sa subjectivité assumée, Je me souviens de la gauche est un livre qui parlera à beaucoup. C'est celui d'une génération qui, à sa manière, en interroge une autre, plus jeune, et lui dit : « Voici ma jeunesse. Ce qui fut ma vie. Et toi, quelle est ton émancipation ? »

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  • Andre hardellet

    Guy Darol

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  • En réunissant et en reliant par de savants exposés une centaine d'« histoires » sur le thème de la « mierda », Alfredo López Austin met au jour une histoire obscure du Mexique, depuis la période préhispanique jusqu'à nos jours. Ce recueil, qui se présente comme un mélange d'éléments épars glanés dans la littérature pré-hispanique, les Chroniques espagnoles du XVIe siècle, le folklore, les données ethnographiques, etc., donne naissance à un livre hétéroclite offrant la possibilité de lectures plurielles. Au fil des pages, on se retrouve plongé dans des représentations du monde et du corps, des mythes, des croyances très surprenants qui conduisent à s'interroger sur les puissances de l'imagination et les différences culturelles.

    À la fois universel et méprisé, la rhétorique liée à la merde est fréquemment associée à la vulgarité. Pourtant, l'excrémentiel possède une place à part entière au sein de la création et de l'humanité puisqu'il n'y a pas de vie sans perte. Le religieux et l'économique, le taxinomique et le médical, la parémiologie et l'histoire naturelle, il n'est pas un domaine qui ne soit dans ce livre au contact avec cette matière vile. Il faut préciser que la « merde » dont il est ici question fait référence, selon nos critères et nos appellations, à des matières aussi dissemblables que l'excrément, la morve, la transpiration, la fiente, l'urine ou l'or en tant que déjection divine. Il s'agit en somme de tout ce qui est expulsé, de ce qui est de l'ordre du déchet et de la chute.

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