L'association

  • Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Traversant avec elle révolution, guerre, deuil, exil, mais aussi apprentissage de la vie, puberté, premières amours, nous la suivrons jusqu'à son départ définitif pour la France en 1994. Paru à l'origine entre 2000 et 2004 en 4 volumes, Persepolis est la première bande dessinée iranienne, l'autobiographie dessinée d'une orientale en exil.
    Depuis sa sortie, Persepolis a fait le tour du monde, est devenu un classique étudié dans les écoles et a fait l'objet d'une adaptation au cinéma de nombreuses fois récompensée. Pour fêter les 10 ans de la version monovolume qui regroupe les quatre tomes, L'Association se paye le luxe d'une nouvelle édition reliée et cartonnée dotée d'une toute nouvelle couverture et de pages de garde dessinées pour l'occasion par Marjane Satrapi.

  • Que ferions-nous si nous pouvions migrer à volonté d'un corps à un autre ? Un récit d'anticipation loufoque au rythme enlevé signé Olivier Texier.

  • L'ascension du haut mal

    David B.

    Le Haut Mal c'est le nom qu'on donnait à l'épilepsie au Moyen Âge.
    L'Ascension du Haut Mal c'est l'histoire d'une famille au milieu des années soixante dont le fils aîné, Jean-Christophe, est atteint par cette maladie à l'âge de sept ans. C'est le regard que porte son petit frère, Fafou, qui devient David, sur le bouleversement que ses crises entraînent dans la famille, sur la façon dont les adultes, parents, médecins, passants, charlatans, gourous, réagissent et tentent de guérir Jean-Christophe. Ce sont les souvenirs des ancêtres de la famille. C'est tout l'imaginaire que Fafou projette sur le monde et les événements qui l'entourent et qui participent à la construction du dessinateur qu'il est devenu.
    Ce classique du catalogue L'Association et de la bande dessinée, dont la première édition est maintenant épuisée, est désormais réédité dans une version reliée.

  • La Roya est un fleuve qui prend sa source en France, au col de Tende et se jette dans la Méditerranée à Vintimille, en Italie. Durant l'été 2017, Baudoin et Troubs ont parcouru cette vallée à la rencontre des membres du collectif « Roya Citoyenne », des gens qui, comme Cédric Herrou, viennent en aide aux migrants qui tentent de passer la frontière. Comme à leur habitude (Viva la vida, Le Goût de la terre), ils ont rempli leurs carnets de portraits et ils interrogent avec bienveillance et simplicité, la violence du monde et l'humanité qui en jaillit. Cette fois ils sont ici, dans le sud de la France, confrontés au racisme et à la solidarité. Cette question ne les quitte pas : « Pourquoi pour moi c'est possible et pas pour un Afghan, un Soudanais, un Érythréen, un... ? ».

    Préfacé par J.M.G Le Clézio, Humains interroge notre vivre ensemble et notre projet européen confronté aux migrations politiques aujourd'hui et climatiques demain et nous rappelle que ce que les états qualifient de flux représentent en fait de précieuses vies humaines.

  • Lewis Trondheim et Brigitte Findakly forment en bande dessinée comme à la ville un duo depuis de nombreuses années. Si la bibliographie pléthorique de Lewis Trondheim n'a plus de secret pour personne, celle de Brigitte Findakly, son épouse et coloriste, quoique toute aussi importante, reste pourtant moins connue. De Pif Gadget, à ses débuts, au Chat du Rabbin, des Formidables aventures de Lapinot au Retour à la terre, on lui doit la mise en couleurs d'une centaine d'albums. Avec ce livre à quatre mains, pré-publié en partie dans « Les strips de la matinale » du Monde, Lewis Trondheim délaisse pour la première fois les animaux anthropomorphisés pour raconter l'histoire de celle qui partage sa vie, née en Irak, d'un père irakien et d'une mère française à l'orée des années 1960. Coquelicots d'Irak retrace son enfance passée à Mossoul, ville du nord de l'Irak, à une époque où, bien avant l'arrivée au pouvoir de Saddam Hussein, se succèdent coups d'État et dictatures militaires. Déroulant le fil de ses souvenirs, on découvre alors une vie de famille affectée par les aberrations de la dictature et leurs répercussions sur la vie quotidienne, jusqu'à un inéluctable exil vers la France au début des années 1970.
    Une arrivée en France elle aussi difficile, une expérience migratoire faite de difficultés administratives, sociales et culturelles. Dans ce récit qui prend pour toile de fond une triste actualité, Lewis Trondheim et Brigitte Findakly brossent en saynètes percutantes et sans ambages, mais pas moins sensibles pour autant, la trajectoire singulière de la coloriste qui, pour la première fois, occupe le premier rôle dans un livre. Ponctué de photos et de parenthèses sur les coutumes, la culture irakienne et les souvenirs de l'Irak de Brigitte Findakly, on partage avec elle la nostalgie de ceux qui ont laissé derrière eux leur pays d'origine, et les liens fugaces qui subsistent, tout à l'image des coquelicots devenus si fragiles une fois déracinés.

  • Le premier livre de Ruppert & Mulot réédité ! Épuisé depuis plusieurs années, (re)découvrez Safari Monseigneur, délicieuse chronique de guerre coloniale qui mêle avec subtilité les ingrédients historico-politiques et cruauté ordinaire.
    Deux photojournalistes embarquent sur un bateau quelque part en Afrique au début du siècle dernier. Leurs rencontres avec les militaires, les prostitués, le capitaine (sourd et muet) agrémentent un reportage mordant dans lequel tout l'imaginaire colonial se déploie avec horreur, poésie et humour noir. Dans une préface nouvelle et indispensable, Ruppert et Mulot jettent un regard contemporain sur leurs premiers travaux et nous livrent enfin la définition de Safari Monseigneur.

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  • « C'est un arbre qui a comme des mains au bout. Des mains qui offrent. C'est un des arbres les plus vieux de la planète. » L'arbre décrit ici par Baudoin, c'est l'araucaria, un arbre originaire du Chili, pays qu'il va découvrir un mois durant, en 2003.
    Invité par la bibliothèque de l'institut franco-chilien, il est là pour donner des cours de dessin, et pourtant, il découvre et apprend autant qu'il enseigne. Dans les pages de ce carnet, on le retrouve en voyageur insatiable, curieux de tout, des paysages et des autres. Il est avide de mieux connaître ce pays encore meurtri par les terribles années de la dictature de Pinochet, lui qui avait tant cru à la promesse du socialisme chilien et pleuré Allende. De Santiago à Valparaiso, Baudoin garde aussi trace de ses rencontres chiliennes avec les étudiants, les indiens mapuche, ou d'anciens dissidents du régime militaire, autant d'amitiés qui l'aident à comprendre le Chili, pays de Pablo Neruda, ce poète qui lui est si cher et qu'il avait pu rencontrer des années auparavant.

  • Exercice délicat que celui de la dédicace, le trop rare Masse s'y prêta pourtant volontiers lors du précédent Festival d'Angoulême. Dans La Dernière Séance, il inventorie une partie des rencontres et des petits miquets prodigués pendant la manifestation.
    L'auteur de On m'appelle l'avalanche et de Elle esquisse ici sans vergogne son lectorat et dresse ainsi un portrait acide des fans de bande dessinée.
    Rassurez-vous, on connait l'affection de Masse pour la gouaille et la dérision.

  • Au début des années soixante, Edmond Baudoin est appelé pour faire son service militaire, il est incorporé chez les hussards à Orléans. Même si la fin de la guerre est proche, l'armée française continue ses opérations en Algérie. Il sait qu'il devra tôt ou tard partir pour combattre, mais la feuille de route pour le départ n'arrivera jamais. Alors que ces camarades sont déjà sur place, il apprend qu'il n'ira pas, ses supérieurs ayant décidé de mettre à contribution ses qualités exceptionnelles de tireur d'élite dans des concours.
    J'ai été sniper retrace les souvenirs de l'auteur là où l'on ne l'attendait pas, lui qui préfère vraisemblablement ses pinceaux aux fusils.

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  • Du swing de "Treat Me Nice" à la ballade romantique "Blue Moon", Elvis Presley aura donné la tonalité de ce diptyque réuni aujourd'hui dans un coffret habillé par son autrice Nine Antico. De l'adolescence à la désillusion, Nine Antico nous plonge dans la culture américaine des années 50-70 et de ses égéries éphémères : Autel California ou le phénomène des groupies à l'heure de l'apparition du mythe moderne de la star.
    On assiste aux premiers pas de Bouclette, jeune fille encore naïve qui va bientôt réchauffer sa destinée sous les feux ardents des rocks stars pour devenir l'une des plus célèbres groupies. Nous retrouvons dans la Face B notre héroïne Bouclette ainsi que Surfer Girl et Gypsy, les GTO's pour "Girls Together Outrageously" en perte d'insouciance. C'est le temps des remises en question pour Miss Pamela des Barres, a.k.a Bouclette.
    Après le massacre perpétré par Charles Manson et sa clique de fanatiques au 10050 Cielo Drive, rien ne sera jamais plus comme avant. On assiste vraisemblablement au déclin de l'utopie hippie, les groupes se séparent et certaines étoiles de la contre-culture disparaissent définitivement dans l'alcool et les psychotropes. Nine Antico nous emporte dans un récit très documenté où l'on croise les icônes de la pop-culture comme Brian Jones, Jim Morrison, Jimmy Page, Phil Spector, Keith Richards ou encore Mick Jagger.

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  • Dans la Russie prérévolutionnaire de la fin du XIXè siècle, Simirniakov, fils, petit fils, arrière petit fils de propriétaire terrien, affronte, avec l'aide du fidèle Oboïevski, intendant et régisseur du domaine, la désobéissance narquoise et grandissante de ses serfs. La situation s'envenime quand Nounourskine, son fils, incendie une isba lors d'une nuit d'ivresse. Las des responsabilités engendrées par son statut de chef de famille et l'administration de sa propriété, il doute, fuit, aspire à la solitude et la tranquillité d'une vie simple.
    Après avoir déposé sa famille à St Petersbourg, il assiste, déguisé, à une réunion de moujiks révolutionnaires organisée par un syndicat dont il a lui-même encouragé la création. Démasqué, Simirniakov cède son domaine aux moujiks et s'exile volontairement dans la cabane de son enfance. Inquiet de sa disparition, Oboeïvski tente d'organiser une battue avec les moujiks, qui désormais affranchis, refusent.
    C'est seul lui aussi qu'il s'enfonce dans le terrible hiver russe. D'un fait historique, l'abolition du servage en Russie qui conduira à la révolution de 1917, Vanoli a conçu ce conte qui oscille entre drame et burlesque, politique et trivialité. On y croise des chansons des Beatles et des moujiks volants, un cheval qui parle, et la modernité en marche. Du très bon Vanoli, expressionniste et glacé.

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  • Au Travail, second du nom ? Donnant suite au jet d'encre éclairé du volume inaugural, Olivier Josso-Hamel continue son exploration autobiographique. Toujours sur papier radiologique, il inspecte la bande dessinée et les origines de sa propre pratique : après un feu orange haut en symbole et en couleur, l'auteur passe au vert, allégorie végétale pétrie d'espoir salutaire.
    Dans ce deuxième opus, un trait précis sert une lettre soignée afin de sonder un parcours humain et artistique construit dès l'enfance. À travers les figures de son passé, réelles ou dessinées, Olivier Josso-Hamel questionne ici la mémoire et l'absence : quand la famille devient monde du silence, un père disparu peut en cacher bien d'autres. Pourtant, racines et images subsistent, illustrées par une transmission bibliophile issue du Saint-Nazaire de l'après-guerre. Tel un pudique puzzle se dévoilant par à-coups, l'auteur remonte ses pièces manquantes au fil du temps, sans nostalgie mais en quête de sens et de vie. D'une empreinte singulière, les planches d'Au Travail témoignent au présent des perceptions de l'artiste face à l'existence comme à l'activité de création.
    La bande dessinée et sa part d'inconscient y sont vivement convoquées : après La Mauvaise Tête de Franquin du tome 1, ce volume 2 rend hommage à L'Île Noire de Hergé pour s'achever en un lieu idoine avec Dubout, Sempé, Reiser et Bretécher. Vaste chantier conceptuel, Au Travail nous transporte au sein de pages à double charge, où l'introspection graphique se teinte d'hypnose sensible.

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  • Le bon endroit

    Vincent Vanoli

    Le Bon Endroit est une "histoire de Chinois" en pleine guerre, qui nous fait part des méditations du sage Tchang-Pou. Les décalages que Vanoli fait subir à ce contexte historique rendent l'ouvrage encore plus zen.

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  • On connaît Haïti, malheureusement, par son omniprésence dans l'actualité, toutes les catastrophes politiques et naturelles auxquelles le pays a du^ faire face ces dernières années.
    Ici, pas de drame, c'est autre chose que nous proposent Grégoire Carlé et Sylvestre Bouquet. Animés tous deux d'une passion pour les mythologies et les cultures primitives des quatre coins du globe, ils ont obtenu en 2012 le soutien financier du Centre Européen d'Actions Artistiques Contemporaines de Strasbourg pour une résidence à Jacmel, en Haïti. Dans Trou Zombi (qui est le nom d'un lieu-dit haïtien), ils nous racontent par une série d'anecdotes souvent drôles leur quête mystique, qui les mènera jusqu' à une véritable cérémonie vaudou. Ils décrivent le quotidien le plus trivial de deux blancs-becs en Haïti, évoquent les odeurs, les sons et les images qui les assaillent, révèlent la manière très particulière dont les haïtiens, du moins ceux qu'ils croisent, vivent leur foi.
    Le récit est ponctué de magnifiques dessins pleine page, à mi-chemin entre icône religieuse et arcane de tarot, comme pour illustrer l'évangile de leur cheminement vers l'expérience ultime.
    Les styles graphiques très différents des deux auteurs se croisent et se répondent, chacun enrichissant de son point de vue la narration de l'autre. C'est une oeuvre ambitieuse qui mêle récit de voyage et témoignage humanitaire alimentée d'une vision onirique, poétique et d'autodérision.

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  • En 1988, Mattt Konture publiait Krokrodile Comix, son premier comix underground et l'une des premières tentatives clairement autobiographiques de la bande dessinée francophone. Krokrodile Comix IV est le huitième volume d'Autopsy d'un mort vivant, troisième volet de Sclérose en plaques, il fait aussi suite à ma Comixture jointe, au DVD L'Éthique du souterrain. Mattt Konture y aborde ses relations à sa pratique de la bande dessinée et ses transformations liées à l'évolution de sa maladie. Si son trait ne change pas et s'il trouve de nouvelles sources d'inspiration, le rythme est moins soutenu. Pionnier de l'autobiographie, Mattt Konture confirme un style qui n'appartient qu'à lui, libre et improvisé.

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  • Desh

    Tofépi

    2004. Étienne a 30 ans. Il est célibataire et vit à la campagne chez ses parents. Ses bandes dessinées ne lui permettent pas de gagner de quoi vivre et le journal local pour lequel il fait des reportages est sur le point de disparaître. Alors, lorsque le mari de sa tante Christiane, Shozoul, lui propose de les accompagner au mariage de sa soeur dans le village où il a grandi, quelque part sur le sous-continent indien, Étienne y voit l'opportunité d'élargir son horizon et de prendre un nouveau départ. Lors d'un long mois en immersion dans la famille de Shozoul, entouré d'oncles et de cousins, dans un paysage aride et poussiéreux, Étienne apprend à porter le longhi, à parler bengali, à vivre au rythme des appels à la prière, se prend à rêver à la douce Oushma, distribue des cigarettes et tire le portrait aux habitants du village. Il y subit aussi le choc des cultures, et ne parviendra pas à sortir de son statut de « meman », objet de curiosité, de convoitise ou faire-valoir selon les situations, de par sa couleur de peau et son origine.
    Il reviendra de ce voyage avec l'intention d'en faire un livre, de se trouver une copine et de quitter ses parents. Quatorze ans plus tard paraît Desh...

  • RG

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    RG est à la fois un livre de création et un essai, une bande dessinée, un poème et un livre d'art. Un hommage à l'oeuvre de Hergé, un prolongement de cette oeuvre et un travail théorique sur elle. Cinq propositions de relecture de l'ensemble des aventures de Tintin (couleurs imprimées, formes dessinées, subtilités narratives, couleurs mentionnées).
    Fait à quatre mains, par Jochen Gerner et Emmanuel Rabu, ce livre s'intitule RG en référence directe aux initiales de Hergé. Cela fait également référence aux Renseignements Généraux, pour souligner les notions d'enquête et de révélations de ce projet. Enfin, ce titre reprend les initiales des noms des deux auteurs (Rabu Gerner).
    Le projet RG est une relecture chromatique littérale des aventures de Tintin. Il est composé de cinq parties : quatre parties image (Mégacycle, Ectoplasme, Supercolor, Cyclotron) et une partie texte (Gyroscope). Chaque titre est issu du lexique hergéen.
    Chacune des ces cinq parties propose une relecture de l'ensemble des albums - selon le postulat qu'une prédominance de couleur a gouverné la composition, les formes, les thématiques de chacun des 22 albums de la série.
    Si on ne présente plus Jochen Gerner, l'auteur, le graphiste, le plasticien, compagnon de route de L'Association depuis toujours, Emmanuel Rabu est un nouveau (bien)venu chez nous. Ecrivain, poète et musicien, on lui doit notamment Tryphon Tournesol et Isidore Isou (Le Seuil, 2007), Cargo Culte (Dernier Télégramme, 2007) ou Futur Fleuve (Léo Sheer, 2011).
    Pour les amateurs de Hergé et pour les autres, une vision de son oeuvre, à la fois chromatique, plastique, littéraire, sonore et à chaque fois inouïe.

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