Cambourakis

  • Dans l'ombre portée par les noms, écrasants, d'Hugo Ball et Tristan Tzara, scintille celui d'Emmy Hennings (1885-1948), l'écrivaine, poétesse et actrice, qui donna l'impulsion décisive au mouvement dada en créant en 1916 son centre névralgique : le Cabaret Voltaire.
    Comète féminine et artistique à l'orée du XXe siècle, son existence sur scène, de Munich à Zurich en passant par Paris, se fait le catalyseur de l'univers bohème et intellectuel de l'époque. Maîtresse de sa misère comme de ses victoires, alternativement aidée et empêchée par des hommes, Emmy Hennings est une rêveuse insaisissable, une mélancolique qui aime dessiner des anges et observer les vagues, une adepte de la morphine qui la fait écrire. Bien plus que pour dada, c'est pour la liberté de créer en son nom et contre la facilité d'être une muse qu'elle bataille et vit sans relâche.

  • Initiation T.1

    Mogorosi Motshumi

    Premier volume de la saisissante trilogie autobiographique de Mogorosi Motshumi, L'Initiation retrace vingt ans d'histoire sud-africaine, de son enfance dans un township de Bloemfontein au début des années soixante à son arrivée à Johannesburg une quinzaine d'années plus tard en tant que jeune dessinateur politisé et repéré par les services de la sécurité.

    À travers cet autoportrait en illustrateur, militant, passionné de jazz, lecteur, petit-fils, frère et amant, Motshumi livre un témoignage de premier plan sur la vie et l'éveil politique de la jeunesse noire au plus fort de l'apartheid. Événements personnels et faits historiques entremêlés dessinent une vie d'artiste noir ballottée au gré des fractures sociales et politiques de son pays.

    Signé par un homme qui fut à la fois victime de l'apartheid et acteur de la lutte contre celui-ci, ce roman graphique est à ce jour l'oeuvre la plus ambitieuse créée par un artiste noir sud-africain.

  • Depuis quelques années, Zerocalcare est débordé par son succès, au point de ne plus avoir le temps de voir ses amis. Contre toute attente, il les retrouve au mariage de Sanglier. Leur situation n'a pas tellement évolué : ses amis rêvent toujours d'une carrière à laquelle ils devront renoncer, d'enfants qu'ils ne pourront pas avoir et, pour ceux qui en ont, l'avenir demeure tout aussi incertain.
    Zerocalcalre rend compte des problèmes rencontrés par toute une génération, celle des plus de trente ans, qui se trouvent confrontés tous les jours aux nuances les plus diverses de la précarité de l'existence. Des incertitudes qui se manifestent dans le milieu du travail aussi bien que dans les rapports amicaux ou amoureux, et qui s'incarnent ici sous la forme de monstres terriblement familiers : Arnath, le démon du sentiment de l'irréversible, ou encore Grandméchantibuth, le démon de l'attente impuissante pour ne citer qu'eux.
    Une lueur d'espoir cependant pour le groupe : un appel à projets auquel ils ont participé pour obtenir des subventions. Une réponse qui permettra aux personnalités de chacun d'évoluer. Avec la conviction que, s'il est impossible de contrer les difficultés sociales, la force des liens amicaux et familiaux permet de les affronter.
    L'intégrale du diptyque Au-delà des décombres paraît en édition collector, en tirage unique.

    Sur commande
  • Madgermanes

    Birgit Weyhe

    Ce nouvel ouvrage de l'auteur de La Ronde et Kermesse au Paradis dévoile un pan méconnu de l'histoire de l'ex-RDA et du Mozambique. Suivant les trajectoires de 3 personnages fictifs, elle met en lumière le parcours de de ces 20.000 Mozambicains qui, au début des années 1980, ont été envoyés chez leurs "frères communistes" dans une RDA alors en quête de main-d'oeuvre. Leur situation, difficile, s'est rapidement dégradée à la chute du Mur de Berlin. Certains sont restés en Allemagne, d'autres sont retournés en Afrique, se retrouvant comme étrangers dans leurs terres dans les deux cas. Un témoignage sensible et éclairant qui met en perspective les questions des migrations, toujours plus d'actualité.

  • Toujours submergé par les incessantes sollicitations qu'il reçoit, Zerocalcare n'a pas revu ses amis depuis six mois. Les choses n'ont pas beaucoup changé, si ce n'est que Sanglier est devenu père. Tous se retrouvent d'ailleurs à cette occasion pour faire la connaissance de Mira. Quant à la subvention qu'ils ont demandée pour mener leur projet commun, le résultat doit tomber le lendemain. Tous sont suspendus à cette décision susceptible d'adoucir quelque peu leur avenir...
    Plus encore que dans le premier volume d'Au-delà des décombres, Zerocalcare pointe avec causticité et tendresse les difficultés rencontrées par les trentenaires d'aujourd'hui pour trouver leur place dans une société de plus en plus excluante. Pour un auteur de bandes dessinées à succès comme lui, combien d'étudiants brillants qui ne trouvent pas de travail, qui se logent difficilement et peinent à avoir des enfants ? Mais comme toujours chez Zerocalcare, le misérabilisme est exclu. Son humour salvateur l'emporte et l'amitié s'impose en valeur cardinale.

  • Cette bande dessinée n'est malheureusement pas une fiction. Composé de témoignages, d'investigation, de documentation et de conseils, ce livre rend compte d'un phénomène souvent sous-estimé mais très répandu : le cyberharcèlement, qui touche principalement des femmes et des minorités. Un ouvrage qui aborde de manière inédite ce thème difficile, à travers des témoignages, mais aussi des explications de termes techniques et des conseils adressés directement aux victimes.

    Sur commande
  • « L'Arbre de mon père » est le premier volume d'un récit familial en trois tomes, qui retrace l'enfance de Kosta, le père de l'auteure. À travers son histoire, on découvre celle de la communauté des Égyptiotes, les Grecs d'Égypte. En quelques pages d'introduction très claires, on en apprend plus sur cette communauté majoritairement bourgeoise, enrichie par le commerce du coton et vivant tous dans le même quartier, à l'écart du reste de la population égyptienne. Entre anecdotes d'enfance et réflexions sur la communauté, son récit nous plonge aussi dans l'Égypte de l'après Seconde Guerre mondiale, période décisive au cours de laquelle le pays s'affranchit du protectorat britannique avec l'arrivée au pouvoir de Nasser. Émilie Saitas compose un livre aux couleurs remarquables entre récit intimiste et fresque historique.

    Sur commande
  • 1er volume du nouvel opus de Zerocalcare : Dans le train qui le mène à Rome, Zerocalcare compte les secondes entre chaque sonnerie de téléphone. Désormais reconnu, il est assailli de sollicitations de la part de journalistes, associations, écoles et divers organismes qu'il ne parvient pas à refuser. Guidé par un sens de culpabilité particulièrement aigu, l'auteur dresse un portrait de lui-même sans concession, celui d'un auteur faisant face à un succès parfois étouffant. Les retrouvailles avec ses amis d'enfance, eux aussi en proie à de nouvelles préoccupations à l'orée de la trentaine sont l'occasion pour l'auteur de se confronter à d'autres trajectoires d'hommes et de femmes de sa génération. Zerocalcare livre une oeuvre chorale touchante, toujours empreinte d'humour, et aborde avec légèreté des thématiques existentielles et universelles.

  • Dans ce deuxième volume du récit qu'elle consacre à sa famille, emilie Saitas continue de retracer la trajectoire de son père, Kosta, désormais adolescent. Après l'arrivée au pouvoir de Nasser, et à la demande de ses parents, le jeune Kosta, âgé de 16 ans, est contraint de quitter l'Égypte seul pour rejoindre son frère en Grèce, en attendant que le reste de la famille les rejoigne plus tard...

    Dix ans après la guerre civile, le pays est exsangue et la famille de Kosta, habituée à un mode de vie privilégié, peine à trouver sa place. Lorsque débute la dictature des Colonels, Kosta décide de partir à l'étranger, pour se forger sa propre identité et trouver sa voie. Ce récit de formation sensible nous entraîne entre Grèce, Angleterre, France, Libye et Australie, offrant un panorama mondial des événements des années 1960, 1970 et 1980 ainsi que de la diaspora grecque à travers le monde.

    Sur commande
  • Rwanda, février 2017. Près de 25 ans après le génocide perpétré contre les Tutsi, Frédéric Debomy décide de se rendre sur place pour récolter les témoignages de certains rescapés, en compagnie d'Emmanuel Prost qui croque ces échanges sur le vif.
    Guidé par Alain Gauthier, du Collectif des parties civiles pour le Rwanda, il va à la rencontre de ceux qui ont vécu les massacres, pointant les responsabilités des autorités en place, comme celles de dirigeants français désormais enfermés dans le déni.
    De Kigali à Kabarondo, les témoins parlent et les évidences surgissent, preuve que le combat pour faire affleurer la vérité peut aisément être mené. Entre récit de voyage et enquête, Full Stop interroge et documente l'implication de la France dans ces événements, soulignant l'importance des procès intentés à l'encontre des responsables en place à l'époque.

    Sur commande
  • Largement remarquée à sa publication, cette bande-dessinée évoque dans une esthétique proche des mangas des thématiques queer. Des années 1960 aux années 1990, on y suit la trajectoire d'une jeune femme issue d'une école catholique qui va s'affranchir des préjugés de ses formateurs et s'ouvrir à toutes sortes de rencontres et d'aventures sentimentales et sexuelles. Une ode à l'amour sous toutes ses formes !

    Sur commande
  • Dans une cité rappelant une ville américaine des années 1950, José Carlos Fernandes scrute les petites folies ordinaires des habitants. En particulier celles de Sebastian Zorn, Ignacio Kagel, Idálio Alzheimer et Anatole Kopek, tous membres d'un jazz band (« le plus mauvais groupe du monde, résultat d'un mélange inouï d'ineptie et d'absence totale de sens musical »). Ils errent ainsi dans cette ville étrange, au gré de leurs divers engagements, plus minables les uns que les autres.
    De manière générale, les personnages de José Carlos Fernandes, obsédés par leurs paranoïas, leurs angoisses nocturnes, leurs improbables lubies et leur persistante nostalgie, tentent de donner un sens à leur vie, de « rentabiliser leurs existences », d'expliquer l'inexplicable.

    Avec ces vies brèves d'hypocondriaques, de doux dingues et de monomaniaques, de fêlés du dimanche ou de génies à la petite semaine, instantanés de la vie comme elle ne va pas toujours : José Carlos Fernandes excelle à dépeindre un monde qui ressemble fort au nôtre et des êtres qui sont nos semblables.

  • Où es-tu ?

    Bea Enriquez

    A quoi ressemble la vie des trentenaires au XXIe siècle ? Bea s'interroge à travers ses propres expériences. Qu'elle évoque ses séances de natation, ses rencontres amicales et amoureuses, son travail ou son adoption d'une hérissonne, elle éclaire avec sensibilité et humour les préoccupations de toute une génération. Le tout servi par un véritable don pour observer et restituer les petits riens du quotidien, les attitudes et les émotions de chacun.

    Sur commande
  • Un album biopic qui retrace la vie pleine de passion et de tragédie de Violeta Parra, chanteuse et artiste totale qui a redoré le blason de la musique folklorique chilienne. Également poétesse et sculpteuse, elle est devenue l'emblème de la culture chilienne à l'étranger, au point d'être la première femme sud-américaine à exposer au Louvre en 1967. Sacrifiant à sa passion sa vie de famille et ses amours, elle a toutefois souffert, sombrant dans une profonde dépression à la fin de sa vie. Cette bande dessinée retrace les différents épisodes de la vie de cette femme hors-norme, artiste incontournable, féministe avant l'heure, maintenant un parfait équilibre entre vie privée et vie publique, et donnant toute sa place à la musique avant toute chose.

    Sur commande
  • La Birmanie est à un tournant de son histoire, avec les récentes et premières élections démocratiques dont est sortie vainqueure la lauréate du prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi. À l 'aube des élections, Benoît Guillaume et Frédéric Debomy, lauréats du programme Hors les murs 2015, sont partis deux mois en Birmanie où ils ont rencontré militants, politiques, membres de groupes armés, moines, extrémistes bouddhistes, familles musulmanes, étudiants en grève. Dans Birmanie, fragments d'une réalité, ils leur donnent la parole. Un état des lieux de la situation complexe d'un pays dont on dit souvent un peu trop vite qu'il est sorti de 50 ans de dictature militaire.
    La sortie de ce livre est accompagnée de la publication d'une BD documentaire, Sur le fil , consacrée aux quelques jours de la «révolution Safran» qui eut lieu en Birmanie en septembre 2007.

    Sur commande
  • Au fil des pages, le lecteur découvre la vie de quelques habitants d'une cité dont il ignore le nom et la situation géographique exacte (les voitures et les vêtements font penser à une ville américaine des années 50), en particulier celle de Sebastian Zorn, Ignacio Kagel, Idálio Alzheimer et Anatole Kopek, tous membres d'un jazz band (« le plus mauvais groupe du monde, résultat d'un mélange inouï d'ineptie et d'absence totale de sens musical »). On croisera aussi Thomas Flugelhorn, le compilateur de coïncidences, Barbara Zahn, auteur d'un annuaire odontologique, Elvino B. Weiss, l'un des principaux activistes de la Fondation pour le recul de la science, Roberto Rosz, directeur du musée de l'accessoire et de l'insignifiant, Kaspar Grosz, secrétaire général du Parti impopulaire idiosyncrasique, et bien d'autres. Les histoires sont indépendantes les unes des autres mais le plaisir de lecture s'accroît à mesure que l'on retrouve tel ou tel personnage, plongé dans un désarroi qui diminue rarement. Les destins des uns et des autres se croisent, s'entrechoquent parfois, ajoutant ainsi à la confusion ambiante. Alors que tout a l'air normal, l'absurde se répand inexorablement. Badin, opiniâtre, philosophe, méticuleux, obsessionnel, interloqué, sceptique, gauche, scrupuleux : quel que soit le caractère de chacun de ces personnages, tous s'efforcent de trouver leur voie dans le dédale de la ville (et de la vie). Vies brèves d'hypocondriaques, de doux dingues et de monomaniaques, petites chroniques de la folie ordinaire, portraits de neurasthéniques divers et variés, de fêlés du dimanche ou de génies à la petite semaine, instantanés de la vie comme elle ne va pas toujours : José Carlos Fernandes excelle à dépeindre un monde qui ressemble fort au nôtre et des êtres qui sont nos semblables.

  • Dans ce volume qui regroupe « le dépôt central des rebuts » et «les archives du prodigieux et du paranormal », José Carlos Fernandes parcoure une dernière fois les arcanes loufoques et étranges du monde qu'il a créé.
    Ces deux derniers tomes conservent la structure des précédents : de petites chroniques de deux pages mettant en scène les personnages habituels de la série, les membres du plus mauvais groupe du monde et leurs concitoyens. Dans une cité rappelant une ville américaine des années 1950, José Carlos Fernandes scrute les petites folies ordinaires des habitants. Obsédés par leurs paranoïas, leurs angoisses nocturnes, leur persistante nostalgie, les personnages, irrémédiablement seuls, tentent de donner un sens à leur vie, de « rentabiliser leurs existences », d'expliquer l'inexplicable. Leur profond désarroi culmine dans le dernier tome avec les « archives du prodigieux et du paranormal » ; les frontières de la réalité s'estompent, des univers parallèles se croisent, le rêve rattrape le monde réel, et l'absurdité de la vie se fait plus tenace.
    Le cinquième tome a pour axe principal les tribulations de la poste et les échanges épistollaires des habitants. Des correspondances amoureuses exotiques, ratées ou perdues, aux incongruités des prospectus publicitaires, en passant par les chaînes de lettres et les cours par correspondance, José Carlos Fernandes montre l'influence de ces morceaux de papier dans la vie quotidienne. Le « dépôt central des rebuts », où sont entassés les courriers égarés, symbolise l'absurdité des aléas postaux. L'unique employé prend très à coeur le rôle de ces archives de l'infortune et des missives perdues qui, pour certaines, auraient pu changer le cours d'une vie.
    Comme toujours passent dans ce dernier volume divers personnages atteints de surprenantes lubies: un collectionneur de tickets de file d'attente, des nostalgiques capillaires qui démasquent les imposteurs portant des perruques, des critiques écrasés par la culpabilité de briser des carrières d'écrivains.
    Cet album clôt une série d'une drôlerie douce amère, qui jusqu'au bout ne manquera pas de réjouir le lecteur par ses nouvelles fantaisies.

  • La suite des tribulations de notre jazz band insolite.

    Sur commande
empty