Justice / Criminalité

  • Tout le monde savait

    Valérie Bacot

    • Fayard
    • 12 Mai 2021

    Tout le monde savait. Tout le monde se doutait. Beaucoup de gens avaient leur petite idée de ce qui pouvait m'arriver dans l'intimité du foyer. Les coups, la violence banalisée, les humiliations quotidiennes... Tous les invariables de cette vie qui n'en est pas vraiment une. Un jour, pour qu'il ne nous tue pas, je l'ai tué.

    Depuis cette nuit-là, celle du 13 mars 2016, le sommeil ne m'a plus jamais trouvée.

    Je pense à mon procès. Ces cinq jours devant la cour d'assises de Chalon-sur-Saône, au cours desquels la société va me demander de raconter mon histoire. C'est encore un combat entre lui et moi.

    Est-il possible qu'on me comprenne ? Vais-je être écoutée, ou entendue ? Est-il encore capable de me faire du mal, de m'envoyer finir ma vie en prison ?

    Dès l'âge de douze ans, Valérie Bacot connaît la peur et l'emprise auprès de Daniel, son beau-père, son violeur, puis son mari et proxénète. Elle raconte ici sa vérité, celle de la tyrannie quotidienne et de l'abandon.

  • Le récit puissant et inspirant d'un homme qui a trouvé la paix intérieure dans l'enfer du couloir de la mort de San Quentin.

    La liberté peut prendre diverses formes : certaines dépendent de circonstances tandis que d'autres ne peuvent vous être retirées.
    Détenu depuis 1981 à la prison d'Etat de San Quentin, aux Etats- Unis, Jarvis Jay Masters vit dans le couloir de la mort depuis 1990.
    Dans ce recueil d'histoires et de récits de vie au seuil de la chambre d'exécution, il explore le sens de la vraie liberté, à travers son cheminement vers la paix intérieure et sa pratique bouddhiste.
    Il donne à voir un jeune homme ordinaire cerné par la violence, son expérience du système judiciaire, puis sa rencontre en prison avec le maître bouddhiste tibétain Chagdud Tulku Rinpoché et l'engagement sur une voie de non-violence et de pacification.
    Tour à tour joyeux, déchirant et glaçant, d'une perspicacité et d'un discernement profonds, son témoignage offre une vision pleine d'espoir et illustre la possibilité d'être libre même dans les moments les plus sombres.

    "Ce livre est l'un de mes préférés. Jarvis Jay Masters, mon cher ami, est l'un de mes plus grands enseignants, il ne cesse de m'inspirer par sa détermination et sa résilience. Dans le couloir de la mort, il est devenu un homme bon. Si Jarvis peut traverser un lieu si sombre et y trouver la lumière, alors il y a de l'espoir pour chacun de nous." Pema Chödrön, enseignante bouddhiste et auteure.

  • Pour la première fois, un ancien « Natio », membre d'un des commandos les plus actifs du FLNC de la fin des années 70 à la fin des années 90 revient sur son histoire. Jeune militant engagé dans la lutte nationaliste suite aux évènements d'Aléria en 1976 et la naissance du FLNC, Michel Ucciani va peu à peu glisser vers la délinquance. Les attentats et l'action clandestine lui donnent le goût de l'action, le recours à « l'impôt révolutionnaire » et autres rackets en font un gangster et un braqueur de haut vol.
    Cette évolution de la lutte politique et des idéaux de la jeunesse au grand banditisme, pour la premiere fois racontée de l'intérieur, nous fait comprendre les dérives du nationalisme corse.

  • En juillet 2012, un jeune théologien français, Eric de Putter, était assassiné au couteau à Yaoundé, au Cameroun, par de mystérieux visiteurs, la veille de son retour pour la France. Sept ans plus tard, la justice française est contrainte de clore l'enquête, et l'assassin court toujours.

    Musicien accompli, poète à ses heures, épris de justice et de la femme qu'il venait d'épouser, Eric de Putter enseignait la théologie protestante.

    Marie-Alix, son épouse, était enceinte de quatre mois quand il a expiré dans ses bras. Sept ans plus tard, elle livre pour la première fois son témoignage sur la tragédie qu'elle a vécue, dans un récit qui célèbre aussi la résilience, l'amour et la beauté de la vie.

    /> L'auteure, Marie-Alix de Putter est née à Paris et a grandi au Cameroun avant de poursuivre de brillantes études en France. À sa fille, comme à toutes les filles et les femmes, elle donne une leçon d'espérance. Choisir la vie reste une option téméraire, mais c'est celle qu'elle a choisie.

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  • « Je répète bien souvent que la plupart des affaires des procès d'assises recèlent toutes les composantes de la tragédie. Les actes les plus désespérés reproduisent l'histoire des amours interdites, des haines qui consument, des trahisons, délations, mensonges et lâchetés qui font l'irréparable. Parfois, au plus noir de la nuit, se dessine en clair-obscur le profil du héros, un éclat de soleil qui déguise les ombres en personnages de roman, quand le courage et la dignité pétris de souffrance transforment le passage à l'acte criminel en chemin vers la transcendance.
    Un jour, dans le prétoire, j'ai rencontré une femme. C'est son histoire que je vous conte aujourd'hui. » Peut-on tuer son père lorsque l'on a été sa proie ?
    Tragédie contemporaine, récit d'un parricide - Luc Frémiot nous fait revivre une affaire hors norme. Un livre fascinant, inspiré d'une histoire tristement réelle, porté par un souffle romanesque qui nous entraîne fatalement jusqu'au dénouement final.

  • François Besse, dont le nom est resté associé à de grands épisodes du banditisme français, prend pour la première fois la plume pour raconter lui -même les événements qui ont marqué son existence. De Cognac à la prison d'arrêt de la Santé, de Bordeaux au palais de justice de Paris, il porte un regard aussi détaillé que distancié sur sa propre vie et sur les questions que chacun voudrait lui poser. Ses années de réflexions jalonnent son récit. Choisit-on d'être libre ? Un bandit comme Mesrine doit il être un héros ? Quelle valeur nos actes portent-ils ? La prison a-t-elle un sens ? Au bout du compte, sans jamais nier les murs franchis ni les armes tenues, apparaît le parcours d'un honnête homme.

  • Périple au bout de l'enfer qatarien.
    1744 jours emprisonné au Qatar. Près de 5 ans de vie volée.

    Détenu au Qatar sans procès, pendant plusieurs années, l'auteur dévoile la vérité sur son incarcération dans la prison centrale de Doha. Il ne cache rien. Il n'épargne personne. Il nous dépeint son quotidien dans ce dernier étage avant l'enfer, puis l'enfer. La promiscuité quotidienne avec des djihadistes, les amitiés étranges avec des assassins au parcours glaçant, les trafics en tout genre, les tabassages en règle, les grèves de la faim pour hurler son innocence au-delà des murs, les tentatives d'évasion... Jean-Pierre Marongiu révèle, page après page, son calvaire enduré toutes ces années.

    De ce cheminement personnel où le sordide et l'espoir cohabitent en permanence, on retiendra cette inexorable rage de vivre pour témoigner sur l'innommable et l'injustice. Pour que jamais plus la République française ne se retranche derrière un mur d'indifférence et de mépris.

  • Je m'appelle Guillaume Lebeau, j'ai 32 ans. Dans ce livre, j'ai décidé de rompre la loi du silence, pour raconter sans fard mon quotidien à la brigade anti-criminalité de Gennevilliers, un quotidien semblable à celui des 144 000 policiers de France.
    Je suis un « policier en colère », membre fondateur d'un mouvement spontané qui depuis 2016 a ému la France entière, prenant de court la hiérarchie, les politiques et les syndicats.
    Bavures, accusations de racisme, contrôles au faciès, PV au rendement, vie quotidienne dans les banlieues délaissées, tensions sociales, rapports avec les jeunes des cités, dévalorisation du métier... les flics n'en peuvent plus d'être pris pour cible, stigmatisés, blessés, déconsidérés, pressurisés. Nous sommes essorés. Ras-le-bol.
    Ce témoignage de « flic de banlieue », je le dédie à tous mes collègues, ceux qui, comme moi, ne veulent pas renoncer à exercer leur mission de gardien de la paix.

  • La cour des arrivants

    Icham D

    11 000 détenus entassés dans des cellules de 9 mètres carrés pour les plus vastes, la promiscuité quotidienne dans un flux continuel d'arrivants et de sortants : si Hafid O. a vécu l'enfer des prisons françaises, il a avant tout découvert leur part la plus sombre, l'effrayante radicalisation en marche en leur sein.
    Incarcéré pendant plusieurs mois, Hafid O. fut le témoin de la mise en place d'un réseau de propagande djihadiste au sein même d'un système pénitentiaire gangréné.
    Il décrit les méthodes d'embrigadement étudiées des soldats de Daesh de les prisons françaises : c'est un islamisme qui se chuchote derrières les barreaux, se prêche dans la cour des arrivants et se distribue, comme tout, grâce aux surveillants.
    Ceux qui résistent sont victimes de harcèlement, de pressions à l'intérieur de la prison et de violences psychologiques, jusqu'à l'épuisement puis l'enrôlement.
    Ce récit inédit aide à forger le constat terrifiant que la prison ne protège pas les jeunes et prisonniers sans repères. Au contraire, ils en sortiront plus fragilisés.
    Ce témoignage de Hafid O. est co-écrit avec Djénane Kareh Tager, journaliste et auteure de plusieurs ouvrages, dont Sous mon niqab, avec Zeina, ou de 40 Coups de fouets pour un pantalon, avec Lubna Ahmad-al-Hussein (Plon, 2010, 2009).

  • A travers l'histoire d'une famille quercynoise que François Sauteron déroule dans son environnement campagnard, est reconstituée la tragédie de septembre 1963 où Casimir, le patriarche, élimine avec l'aide de sa femme et de sa fille, un gendre parasite et violent.

    Ce récit est exact, dans ses moindres détails, l'auteur ayant recueilli de nombreux témoignages, mais également côtoyé les protagonistes de ce drame. Certains verront peut-être dans ce livre un essai de réhabilitation et penseront que ce jury de paysans, jugeant l'un des leurs, n'avait pas été assez clément.

    D'autres, choqués par l'horreur des faits, s'étonneront de la sentence prononcée. Auraient-ils eu de nos jours le même procès ? Au-delà de ce drame, c'est une approche ethnosociologique d'un monde rural aujourd'hui disparu, qui nous est proposée.

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  • Pour avoir voulu sauver sa belle-famille fuyant une Syrie à feu et à sang d'une mort certaine, Stéphan Pélissier est menacé de 15 ans de prison ferme par la justice grecque qui l'accuse d'être un passeur.
    Son crime ? Être parti chercher les parents, le frère et la soeur de sa femme Zéna en Grèce plutôt que de les laisser monter à bord d'un canot de fortune pour tenter une impossible traversée vers l'Italie.
    L'euphorie des retrouvailles vire au cauchemar lorsque Stéphan et les siens sont arrêtés et jetés en prison. À la tragédie humaine s'ajoute alors pour l'Albigeois sans histoire un enfer judiciaire aussi absurde qu'implacable. Si ses proches ont enfin pu trouver - légalement - asile en France, lui doit encore se battre de toutes ses forces pour que soit reconnue son innocence et que les valeurs d'humanité et de solidarité auxquelles il croit farouchement puissent triompher.

  • Novembre 1978, un jeune journaliste est mortellement renversé par une voiture dans une rue de Milan. Accident de la circulation ou meurtre ?

    Durant ces « années de plomb », l'Italie semble au bord de l'abîme, entre attentats fomentés aussi bien par l'extrême droite que par l'extrême gauche et enlèvements crapuleux orchestrés par la mafia.
    Dans ce contexte, que pesait la vie d'un journaliste curieux et tenace au point d'en devenir gênant ? Quelles vérités dérangeantes ce banal fait divers recèle-t-il ? Que nous apprend-il sur l'histoire de l'Italie ?

    Près de quarante ans après les faits, Pino Adriano réouvre le dossier Mauro Brutto pour mener sa propre enquête. À l'aide d'archives inédites, il reconstitue le fil des événements et raconte le XXe siècle italien, entre forces occultes et compromissions politiques.

    Ce récit mené de main de maître permet enfin de comprendre l'une des périodes les plus troubles de l'Italie, au-delà des caricatures.

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  • Créées en 1907 par Georges Clemenceau, les brigades du Tigre ont su s'adapter à leur temps.

    Une réactivité indispensable pour faire face à l'évolution perpétuelle du grand banditisme.

    L'auteur, mobilard des temps modernes, fait partager au lecteur sa vie au sein de l'Antigang, ses peurs, ses doutes mais aussi ses émotions, dans sa lutte quotidienne contre le crime.

    Cette chronique judiciaire vivante, captivante et souvent émouvante révèle les dessous des enquêtes qui ont fait la une de la presse dans les années 1970. Vols à main armée, rackets, proxénétisme, agressions, meurtres, trafic de stupéfiants, règlements de compte, fausse monnaie, enlèvements, assassinats, terrorisme. : une plongée dans les bas-fonds du crime organisé qui fait froid dans le dos.
    />
    Ces révélations d'un flic de conviction, dans lesquelles la guerre des polices, les changements politiques, les bavures, les caïds et les coups bas ne sont pas éludés, éclairent le roman noir de la lutte contre le grand banditisme.

    Lorsqu'un flic se met à table, le résultat fait froid dans le dos.

    Aujourd'hui commandant de police honoraire, Jacques Nain a été, de 1974 à 1994, officier à la Direction centrale de la Police Judiciaire, avant de terminer sa carrière dans le renseignement.

    Après La traque de Jacques Mesrine, l'ennemi public numéro un, il signe son second ouvrage.

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  • Pendant dix-huit mois, l'enfant perdu de la guerre d'Algérie, le rebelle des quartiers de haute sécurité, le roi de la cavale, braqueur, kidnappeur et assassin, a défié les institutions et les pouvoirs publics. L'homme aux mille visages, véritable caméléon, s'est mis en scène. Par le biais des médias, il est devenu l'acteur d'un scénario qu'il avait lui-même imaginé avec l'espoir de devenir un mythe. Jacques Nain, ancien officier de police, a participé, avec l'unité anti-Mesrine, à la traque fatale de l'ennemi public n° 1. Il nous entraîne dans une chasse à l'homme haletante et dévoile la personnalité complexe du criminel, au-delà de la légende. Le témoignage sans concession de cet ancien flic de l'antigang nous conduit de la date de l'évasion de Mesrine de La Santé, le 8 mai 1978, à la fusillade du 2 novembre 1979, porte de Clignancourt, à Paris, où l'ennemi public n° 1 a trouvé la mort. Le légendaire Mesrine a-t-il été assassiné ?

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  • Il y a le ciel, le soleil et la mer... Et puis, comme ça, pour rien... ou si peu, tout bascule... C'est « l'enfer du décor »...!
    Les prisons marocaines n'ont rien de balnéaires...
    Ce témoignage poignant, basé sur une histoire vécue vous donnera la chair de poule.

  • La rupture et le divorce ne sont pas des tragédies. La tragédie, c'est de mourir à petit feu dans un couple malheureux où la haine remplace l'amour.
    Néanmoins, ce qui amplifie le pathétique des séparations, c'est une justice quand elle s'étale volontairement sur de si longues années, une justice qui n'a de compassion que pour le coupable, rendant la victime presque responsable de ce qu'elle subit.
    Réalité pesante qui laisse des traces, et interpelle de nouveau sur la condition des femmes quand elles sont confrontées à un système dont la lourdeur et le manque d'humanité laissent les portes ouvertes aux procéduriers qui sauront en utiliser toutes les failles.

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  • L'expérience rare dans le monde de la Justice d'un Premier Président de cour d'Appel devenu, une fois en retraite, Juge de proximité en Correctionnelle : une découverte pour lui, et pour tous ses lecteurs.

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  • À travers une galerie de portraits de codétenus, Paul Malo propose une vision de ses deux premières années d'incarcération au Québec avant d'obtenir sa sentence : perpétuité avec un minimum de 10 ans ferme ? finalement il purgera 13 ans et demi avant sa libération. Deux années passées dans des secteurs à Sécurité Super Maximale, les fameux QHS dits révolus. Au-delà des personnages présentés, il exprime son vécu, son ressenti, entre révolte et culpabilité. Une vie dans 4,5 mètres carrés qui défile comme un film projeté au ralenti sur des murs de parpaings, empreinte de violence, résumée par une expression qui laisse à réfléchir : "Traités comme de la merde, comptés comme des diamants".

  • Révélations inédites de Carlos...
    Carlos fut, dans les années 70 et 80, le terroriste le plus redouté avant Oussama Ben Laden. Aujourd'hui, il n'est qu'un révolutionnaire professionnel à la retraite anticipée, derrière les barreaux de la Maison centrale à Poissy, oublié de tous.
    Sa vie a inspiré plus d'une cinquantaine de livres, et de nombreux films documentaires ou fictions qui ont tenté de cerner, décrire ou juger ce personnage aux mille facettes. Il est tantôt un héros romantique, tantôt un tueur sanguinaire aux multiples identités. À son propre compte, au moins 83 personnes ont été exécutées de ses propres mains.
    Il est inébranlable dans ses convictions. Après plus de 20 ans d'enfermement, Carlos ne connait toujours pas le remord et refuse la repentance. Il ne recherche aucun pardon.
    À l'heure du terrorisme islamiste et Daech, comment l'ennemi public n°1, affidé au marxisme panarabe à son époque, voit les nouvelles vagues de terreur s'abattre sur le monde ?
    Laszlo Liszkaï a écrit sur Carlos en 1992 sans l'avoir rencontré et cette fois a voulu reconstruire le parcours du terroriste en se basant sur ses récits lors de centaine d'heures de discussions au parloir dans la Maison centrale à Poissy.

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  • Ce soir-là, Meriem est au volant de sa voiture avec Ahmed, son fiancé. Ils viennent de dîner dans un restaurant de la banlieue tunisienne. Soudain, trois policiers surgissent des ténèbres. Sans doute pensent-ils avoir les mêmes droits que du temps de Ben Ali : ils rackettent Ahmed, violent Meriem. Le début d'un long calvaire pour la jeune femme. Dans cette Tunisie à peine débarrassée du joug d'un dictateur, les services de l'État ne peuvent admettre l'outrage. Pire : ils tentent de transformer Meriem en coupable. Dans son pays, le viol est tabou. Les familles des victimes, déshonorées. Même au sein de sa propre maison, elle taira son secret. Seules sa mère et ses soeurs sont au courant de son drame. Son père et son frère, eux, ignorent que la Tunisienne dont l'histoire commence à être médiatisée vit à leurs côtés. Lorsque Meriem est inculpée pour « atteinte à la pudeur », délit passible de six mois de prison, une partie de la société civile tunisienne se mobilise. Son histoire bouleverse la communauté internationale autant qu'elle indigne. Meriem obtiendra un non-lieu le 28 novembre 2012.

  • « Non ! Arrêtez... Je n'y vais pas !...On rentre ! On ne reste pas là ! Non, maman ...papa...il ne faut pas rester là ». Lisa est prise de convulsions, elle veut s'enfuir très loin, très très loin ... ». Lisa très appliquée dans sa scolarité a douze ans ; elle est violée par six garçons, âgés de 13 à 15 ans, de son collège et du collège voisin. Elle change de comportement, se referme dans la tristesse, la colère, la violence, les mutilations, les désordres alimentaires. Lisa ira jusqu'à la tentative de suicide avant de suivre une hospitalisation de dix huit mois. Lisa sera brutalement expulsée de son collège pour «ingérabilité». Lisa se confie ; les parents portent plainte pour viol. Ils sont soutenus par l'association « l'enfant bleu ». Lieux des sévices : le collège, la bibliothèque municipale, les toilettes désaffectées d'un parc public inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Un agresseur interpellé dans l'enceinte du collège se trouve placé deux fois en garde à vue. L'avis très favorable à la victime de l'expertise judiciaire n'ébranle pas la justice. Le directeur du collège ne sera jamais appelé à témoigner. La justice construit autour de la famille une barrière opaque qui l'empêche de se reconstruire et s'enferre dans cette convenance d'installer Lisa dans le rôle d'une pauvre gamine tout en l'appelant « madame » (!). Elle ne retient de ce drame qu'un jeu pseudo-consentant.

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    IRRIA HASERREA GAITZIDURA ELKARTASUNA HIGUINDURA JAZARTZEA ANAITASUNA POZA BEREZKOTASUNA LAÑOTASUNA IZIGARRITASUNA GABI MOUESCAren luma pean, lekukoa eta eragile zuzena dena, 33 narrazio irakur itzazue, egiazkoak, saminak, azkarrak eta hunkigarriak direnak, askotan isilpean atxikitzen edo ahantzen den mundu baten elea libratzen dutenak?

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  • Mères de criminels

    Maria Carrier

    • Belfond
    • 10 Avril 2008

    Plus de deux ans d'enquêtes et, au bout de ce long parcours, les témoignages inédits de mères dont les enfants ont un jour commis l'irréparable. En regard, les analyses et témoignages des professionnels de la santé ? assistantes sociales, psychologues ? et de la justice ? avocats, visiteurs de prison, juges... Un document poignant et éclairant.

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