• Dans la nuit tropicale, un jeune garçon s'enfuit. Il s'appelle Edmond, mais n'a pas de nom de famille. C'est un garçon étrange, passionné, d'une intelligence hors du commun. Il n'a jamais appris à lire, pourtant il connaît le grec ancien. Il n'est jamais allé à l'école, mais ses connaissances en botanique égalent celles des meilleurs savants. Edmond est noir, il est né esclave. Il est orphelin, mais n'a pas connu le même sort que ses parents. À sa naissance, un homme blanc l'a pris sous sa protection, l'a aimé, l'a presque adopté. Et cet homme, ce soir, vient de le trahir. Dans sa fuite, Edmond emporte deux secrets. Le premier est un secret terrible, qu'il ne peut révéler à personne. Le second est au contraire un secret miraculeux, une découverte extraordinaire qu'il a faite lui-même, et qui peut changer le destin de son île. Mais qui croira la parole d'un enfant noir, en 1841 ? Ce livre raconte une histoire vraie. Elle se passe sur l'île de la Réunion, alors appelée île Bourbon, à l'époque où, malgré la Déclaration des droits de l'homme, les mains coupées des esclaves ornaient encore les couloirs des maisons des maîtres, à l'époque où tout un peuple vivait et mourait dans les champs de canne à sucre.

    Ce livre a reçu le prix Obiou 2013 organisé par l'Association Animation Développement Tourisme (Alpes du Sud-Isère).

  • « Le mur de pierre de la vaste propriété était criblé de trous, grêlé d'impacts de projectiles, fissuré avoir d'avoir essuyé les tirs. Une image de guerre, de massacre, en pleine paix de l'après-midi. » Par amour pour Caroline, Olivier a rendez-vous avec la vieille dame qui vit dans cette propriété, la baronne Cordopatri, qui a toujours refusé de céder ses quarante hectares d'oliveraie à la Mafia. Elle récolte seule ses olives. Elle vit sous la protection de quatre hommes armés. Personne ne se risquerait à venir travailler pour elle. Tout à l'heure, Olivier a trouvé une carte sur sa Vespa, un premier avertissement. Et pourtant il est là, en cet après-midi d'automne, devant ce mur criblé d'impacts. Il paraît que, par amour, certaines personnes font des choses folles. Olivier, qui ne se savait pas rebelle, va troubler l'ordre établi par la Mafia.

  • Vincent Van Gogh peint comme un fou depuis son arrivée à Auvers-sur-Oise, quand il rencontre deux jeunes gens de bonne famille, les frères Secrétan. L'aîné,Gaston, est un artiste en herbe, timide, incertain de sa vocation. Au premier regard, il considère Vincent comme un génie. Le cadet, René, est obsédé par Buffalo Bill. À la pêche comme à la chasse, accompagné de sa bande, il tire sur tout ce qui bouge. La correspondance de Vincent ne les mentionne ni l'un ni l'autre. Pourquoi ? On sait qu'il leur a offert des tableaux, dont nul n'a retrouvé trace. Pourquoi ? Gaston et René vont fréquenter Vincent quasi quotidiennement pendant près de six semaines. Et si cette rencontre ne va rien changer à la vie du peintre, elle va peut-être tout changer à sa mort.

  • Pour conquérir le coeur de Caroline, Olivier a dû vaincre sa timidité, braver le danger, affronter la Mafia, accomplir un exploit. Et maintenant ? Ils ont seize ans et ils s'aiment. Tout devrait être simple. Pourtant, ils ont peur. Peur de ne pas être à la hauteur de leur amour. Peur que tout s'arrête soudain. Car apprendre à s'aimer, aujourd'hui, c'est comme apprendre à conduire dans un cimetière de voitures. Qui va les aider ? Leurs parents ? Ils ne comprennent rien. Les cours d'éducation sexuelle ? Ils sont d'une nullité affligeante. Et si le secours venait d'ailleurs, inattendu, puissant comme un murmure ?

  • Après vingt-cinq ans d'absence, la Didise revient au pays. Elle va rendre visite à la Lolotte, son ancienne voisine.

  • Les parents d'Henriette ont de graves soucis. C'est à cause de la toxoplasmose, cette maladie rare que la maman d'Henriette a attrapée et qui est dangereuse pour le bébé qu'elle attend. La toxoplasmose peut être transmise par les chats, mais la maman d'Henriette n'en a caressé aucun parce qu'elle les déteste plus que tout au monde. Henriette sait toutes ces choses, et d'autres encore, que ses parents n'ont pas voulu lui dire. Et elle s'inquiète. Elle a des soucis, elle aussi, et pas des moindres. Elle vient de découvrir, cachés dans le jardin, cinq petits chatons sales et abandonnés, à demi-morts de faim, et qui ont grand besoin de soins, de protection et d'amour. Qu'est-ce que vous feriez à sa place ?

  • Si elle n'avait pas eu M. Manoir en histoire-géo, Marianne n'aurait sans doute jamais commencé à tricher.
    Mais face à ce professeur tonitruant, qui fait des moulinets furieux avec une grande règle en bois, qui fustige les élèves à tout propos et exige qu'on trace la carte de l'Amérique du Nord de mémoire et sans lever le crayon, tricher est devenu, dès le premier jour, un réflexe d'autodéfense.
    C'est un peu comme pour ce grand concours régional sur le thème « Enfance et Résistance ». En tant que première de la classe, Marianne est obligée de rendre une copie géniale, voire de gagner.
    Au début, le sujet lui plaisait, elle trouvait que les deux mots allaient bien ensemble. Elle avait plein d'idées très personnelles, et plutôt hilarantes. Mais les conseils de M. Manoir ont été aussi clairs que des menaces : il n'est pas question de parler de soi, et le sujet est grave.
    Alors Marianne fait ce qu'on lui demande. De la résistance, justement.

  • Cela fait cinq ans que Marianne, l'héroïne de Quand je pense à la Résistance, sait qu'elle veut devenir juge pour enfants. Elle vient d'entrer en faculté de droit, où elle n'a pas encore réussi à se faire d'amis, parce qu'elle travaille sans cesse et de toute façon n'ose parler à personne.
    Lorsqu'elle rentre chez ses parents pour les vacances de Noël, elle trouve dans sa chambre un article de journal que son père a découpé. Il y est question d'un jeune juge, Jacques Bidalou, qui est sur le point d'être dessaisi d'une affaire dans laquelle il lutte pour que des travailleurs immigrés expulsés en plein hiver, puissent réintégrer leurs logements. Marianne s'émeut, s'enthousiasme et écrit au juge. Contrairement à ce qu'elle pense, elle est la seule à lui avoir témoigné son admiration et proposé son aide et, à son grand étonnement, il lui répond et lui donne même rendez-vous à Paris.
    C'est le début d'une aventure qui n'a guère de points communs avec le droit tel que Marianne l'apprend dans les salles de cours, et qui va affermir sa vocation en lui donnant toutefois un aspect inattendu.

  • Bon-Papa est mort. Bon-Papa qui appelait Suzanne Cocotte, qui faisait des blagues vraiment pas drôles avec la mousse de sa bière, qui avait une chemise à carreaux trempée de sueur, qui dégommait les taupes au fusil, et qui disait : « Voyons, on ne pleure pas pour un hamster. » Bon-Papa à qui Suzanne tirait la langue, intérieurement, plusieurs fois par jour, parce qu'elle en avait marre de ses plaisanteries, qu'elle était contre l'assassinat de taupes, et qu'elle avait beaucoup pleuré à la mort de son hamster. Bon-Papa est mort dans sa chemise à carreaux, en tondant la pelouse avec Suzanne. La maison est pleine de larmes, de coups de téléphone, d'hommes en chaussures noires, et de silences inquiétants. Dans la cour, il y avait une grande malle noire. Suzanne se pose des questions, elle pense à Bon-Papa et elle attend l'arrivée de l'oncle Henri.

  • Fochette, c'est ainsi qu'on nommait jadis les jeunes filles pour rendre hommage à un maréchal de France. Fochette, c'est l'héroïne de ce roman très contemporain : une visiteuse de prison qui croit au ciel, confrontée à un homme qui, lui, n'y croit pas. De cette improbable rencontre entre une femme du peuple et un délinquant en col blanc, naît une relation troublante. Quel but poursuit Fochette ? Ses motivations sont-elles totalement avouables ? Pourquoi introduit-elle un revolver dans la prison ? Avec humour, avec tendresse, et une vivacité de ton qui ne faiblit pas, Sophie Chérer s'interroge : que vaut la Justice quand la dignité des gens de peu est bafouée par les puissants ?

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