Livres en VO

  • «Presque tous les recueils de Borges contiennent au moins un poème d'amour. Cette flamme - obscure merveille -, qui n'allume en général que quelques lignes à la fin du poème peut passer inaperçue. Après le recensement de thèmes qui lui sont chers, il lève la voix brièvement comme s'il proférait une sentence. Le lecteur fait halte sur ces mots qui s'écrivent simplement, de manière douloureuse et à la fois heureuse. Le bonheur est-il douloureux? Borges nous donne à comprendre que, déchiré et heureux, il souffre d'amour comme tous les hommes.» Silvia Baron Supervielle.

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  • Nikolaï Oleïnikov fut une des nombreuses victimes des purges staliniennes. En 1937, à peine âgé de 39 ans, il fut déclaré « ennemi du peuple » comme de nombreux intellectuels et écrivains russes de l'époque, et fusillé, après avoir publié seulement trois poèmes.
    Né en 1898 dans un village cosaque du Don, Oleïnikov commence à fréquenter les révolutionnaires très tôt, puis rejoint l'Armée Rouge en mars 1918. Son propre père le dénonce, mais il arrive à s'enfuir. Après la victoire de la Révolution, il devient membre du Parti bolchévique en 1920 et commence une carrière de journaliste, notamment au sein de la Pravda. Mais en tant que poète, il est proche du cercle des Obérioutes (Daniil Harms en est le représentant le plus connu), un mouvement comparable aux dadaïstes voire aux surréalistes en France, et quand le « réalisme social » sous le contrôle de l'Union des écrivains de l'URSS devient le seul dogme littéraire acceptable aux yeux du parti, l'étau se referme lentement autour d'Oleïnikov.
    Il est arrêté le 20 juillet 1937 à l'aube, puis après avoir été interrogé sans relâche puis torturé, il est fusillé le 24 novembre de la même année.
    Sa femme Larissa a miraculeusement réussi à conserver les manuscrits qu'il lui avait confiés, et ce malgré sa déportation en Bachkirie. La poésie ironique et tendre d'Oleïnikov commence à circuler en Union Soviétique à partir des années 1970 grâce aux éditions clandestines des samizdats, et petit à petit, Oleïnikov devient un poète très populaire. C'est grâce à son fils Alexandre, né quelques mois seulement avant la mort du poète, que son oeuvre commence à être reconnue aujourd'hui dans le monde entier.
    Préfacé et traduit du russe par Anne de Pouvourville

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  • Nouvelle édition en 1979

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  • Arrivé à la cinquantaine, le physicien Max Borda ne cache pas sa satisfaction.
    Il sent qu'il a enfin atteint une forme d'équilibre et que sa situation le met désormais à l'abri de toutes les contingences. Sa vie se déroule comme un scénario prévisible, entre les succès professionnels et les petites aventures amoureuses, entre les colloques à l'étranger et les dépressions cycliques de sa femme Alejandra, un être instable et fragile mais qu'il a appris à regarder sans ressentiment et même avec un peu de tendresse.
    Or, la disparition soudaine d'Alejandra vient bouleverser l'ordre si difficilement établi. Pour éviter le scandale, Max hésite à appeler la police et décide de mener lui-même l'enquête dans un Chili encore hanté par le souvenir de la dictature militaire. Mais une surprise l'attend au bout de ses recherches : celle d'une vie qu'il s'était jusque-là toujours refusée.
    Dans ce portrait de la bourgeoisie chilienne, il n'y a ni démonstration ni leçon.
    En effet, avec une grande économie de moyens et une remarquable finesse, Gonzalo Contreras réussit à nous faire partager le destin de ses personnages grâce à une écriture mesurée, attentive aux gestes et aux ambiances, et un sens de l'intrigue qui fait ressurgir des scènes et des péripéties pour mieux entretenir les profondeurs du mystère..

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