Hugues Blineau

  • New York, 8 décembre 1980, juste avant 23 heures : John Lennon est tué à l'entrée du Dakota Building. C'est à cet instant que commence le livre. L'écho de cet événement se prolonge ensuite à travers le temps et les consciences de ceux qui ont aimé l'auteur d'« Imagine ».
    Vies et morts de John Lennon est une fiction rêveuse et intense dans laquelle nous retrouvons Yoko Ono et leur fils Sean dans leur impossible deuil, mais aussi les trois autres Beatles, la photographe Annie Leibovitz, parmi d'autres proches et des anonymes, qui tous, se souviennent. Une année, ce n'est rien. Une année passe plus vite qu'un battement de cils. C'est ainsi que ceux qui connaissent le deuil renaîtront à eux-mêmes. Reste l'empreinte.

  • L'onde allait ainsi se propager du matin jusqu'au soir, et pour quelques jours encore.
    Déjà, la mélancolie commençait à étendre sa toile, dans l'esprit des admirateurs comme dans celui des simples passagers d'une époque libre, insouciante, pour se rappeler à eux longtemps après. Ils se souviendraient alors de ce soir particulier où ils refirent le monde, en rebattant les cartes, en déployant toutes sortes de trésors imaginaires, pour envisager leurs vies d'adultes débarrassées des contraintes. Ils se rediraient alors les mêmes mots, recomposeraient bien des lieux et des visages, la plupart perdus de vue, en repensant aux circonstances dans lesquelles ils apprirent, en ce vendredi 10 avril 1970, que les Beatles venaient de se séparer.

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