Emmanuel Roblès

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans une nouvelle de ce recueil un homme, sur un rivage de Grèce, manque de se noyer en voulant arracher à la mer une pierre sculptée tandis que, sans deviner le drame, sa jeune femme dort nue sur la plage. C'est ce récit qui pourrait servir d'introduction à tous les autres : la femme qui attend en vain son amant et pense à mourir ; celle qui hésite et renonce à rejoindre le sien ; ou celle qui échappe soudain à son mari sans qu'il y comprenne goutte ; le garçon aventureux qui se perd pour un visage de jeune fille à peine entrevu ; celui qui, de justesse, échappe à un lynchage ; ou celui qui dilapide au jeu une forte somme qui ne lui appartient pas... Toutes ces créatures sont prises dans ce moment de leur existence où elles se trouvent en équilibre entre deux mondes. Un seul pas à droite, ou à gauche, peut suffire ou non pour reprendre pied, mais ce pas est souvent difficile à gagner sur la vie...

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  • Dans un vaste domaine aux confins de la Normandie, Lucienne est au service d'une vieille dame aussi prude que despotique. Un matin, la jeune fille aperçoit Marc Andria qui franchit la grille du château. Visiblement, il est blessé. Prise de compassion, elle le soigne et peu à peu s'éprend de lui. Mais la prudence commande aux deux jeunes gens de cacher leurs amours. Au long des jours de cet été torride, Lucienne, toute à son bonheur, devine cependant un mystère dans la vie de cet étrange garçon. Et puisqu'il existe des fatalités de nature, celle qui emporte Marc a les couleurs violentes de ces mois de soleil et d'orages.

  • Une petite ville de Sardaigne, un climat propice aux feux de toutes les passions. Au moment où son épouse revient d'une longue absence, Valério, un jeune médecin, découvre qu'il aime une autre femme. Les bonheurs sont toujours difficiles. Parce qu'il décide de soustraire un assassin aux recherches de la police, Valério est amené à se poser des questions qui sont autant de pièges. L'ordre voudrait qu'il livre le meurtrier, l'ordre voudrait qu'il brise tout lien qui l'écarte de sa femme. Mais qu'est-ce que l'ordre ? A qui faut-il obéir ? A ceux qui dictent les lois ou à nous-mêmes ? L'écrivain Emmanuel Roblès nous interpelle et nous répond dans ce très beau roman qui fut porté à l'écran par Luis Buñuel. Il a été traduit en treize langues.

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  • Éric renonça à observer le promeneur qui descendait le trottoir dans la lumière oblique. Il s'allongea, ouvrit un livre, et lut un instant. Décourageant... Le génie le miniaturisait. Jamais il ne parviendrait à bâtir une oeuvre ! Tout au plus pouvait-il espérer donner quelques titres isolés dans un temps élastique. La vague somptueuse, qu'il avait cru entrevoir, n'était qu'un larmoiement de source. Ces passages à vides, ces « zones de vertige », ainsi qu'il les nommait pudiquement, Eric ne les connaissait que trop. Et, chaque fois, sa volonté arqueboutée l'y précipitait davantage. Les lignes se brouillèrent, la page se distendit en trapèze, le plafond quitta l'horizontale, et il se réfugia dans un sommeil suicidaire. Poë, Baudelaire, Flaubert, Zola, Radiguet, Steinbeck, Gide, Camus... Il les reconnaissait tous : ils ricanaient en s'avançant vers lui, les poings tendus, immenses, démesurés... Zulman apparut près de lui, puis la dame grise. L'un et l'autre se mirent à pourfendre le flot tumultueux de têtes moqueuses, à coups de coupe-papier, qu'ils maniaient comme des sabres orientaux. De nouveaux visages poussaient sur les troncs décapités, qu'il identifiait tour à tour. Les géants naissaient et mouraient aussitôt, fantastique hydre de Lerne de la Littérature... Au dernier plan, volets fermés, un hôtel, avec une grosse verrue sur le crépi. La vieille dame tomba, puis Zulman, et la marée humaine déferla. Eric se mit à courir, cherchant une aire où reposer sa peur. Une aire où mourir, pour oublier que, soldat très anonyme, il était un mort vivant condamné à l'oubli avant d'être connu. (...) « La Chartreuse de Parme » l'avait abandonné : le livre gisait sur le plancher. Douze heures, il avait dormi douze heures ! Comme si la vie, déçue d'avoir donné sa chance à un incapable, s'était, pour un temps, retirée, de lui. - Hervé Anglard, extrait d'un roman à paraître

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