Seuil

  • L'action de L'Horloge, comédie dramatique, se situe de nos jours dans une de ces grandes villes méditerranéennes où la lumière trop belle triche avec la vraie misère, où la plus sombre détresse ne peut cependant altérer un coeur fier. Un homme de proie, Alfiéri, règne sur cette ville par la terreur, la corruption, l'exploitation des faibles. Mais forte de sa rigueur profonde, une jeune fille, Vanina, incarnera la révolte contre lui et contre tout ce qui dégrade les hommes ou ruine leur espoir.Inspirée des "pronunciamentos" sud-américains Porfirio est une farce où la Star Company (en transparence, la trop fameuse United Fruit) tient à sa solde les politiciens et les généraux les plus somptueusement tarés. C'est elle aussi qui tire les ficelles de notre marionette en uniforme, mais si le général Porfirio prête à rire il ne fait pas oublier certains de ses confrères bien réels de l'autre côté de l'Atlantique et leurs exploits sanglants.

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  • Theatre

    Günter Grass

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  • Quatre pièces de l'auteur, parmi les plus souvent représentées, notamment sur les scènes allemandes et japonaises : quatre regards sur la condition humaine où l'humour (noir) le dispute à la gravité donnant un aperçu de l'univers de cet écrivain suisse d'origine hongroise.

  • Icare & I don't, vaudeville métaphysique, se compose de trois pièces organiquement liées : Paul des Oiseaux, Le Chant du rien visible et Le Quadrige invectif.

    Quatre personnages - avec pour accessoire suffisant une échelle, retournée en bolide spatial puis en automobile - reviennent dans chaque pièce avec des rôles différents mais analogues.

    Paul des Oiseaux, qui reprend un synopsis abandonné d'Antonin Artaud, présente un dialogue sur la « perspective » entre les deux grands maîtres de la Renaissance, Paolo Uccello et Brunelleschi, et un jeune peintre contemporain, Antoniucci ; la seconde pièce raconte ou chante la course intersidérale de deux autres chercheurs d'absolu, Giotto et Bill Halley, qui chevauchent la sonde éponyme (Giotto) de l'Agence Spatiale Européenne à la rencontre de la comète de Haley ; dans la troisième les coureurs s'interpellent comme sur la route du Tour, Richard Mille dans sa Bugatti, Fausto Coppi sur son vélocipède, Pégase et sa jument Let's go Darling - la course du quadrige du soleil contre le temps.

    « De toute oeuvre, assure l'auteur, il n'y a au fond qu'une chose à savoir : est-ce qu'elle est abyssale ou pétillante ? » Ces pièces - qui seraient à voir par dessous, en levant les yeux : ce sont des « drames contemplatifs » - réunissent deux types de personnages dramatiques, les icariens (qui chutent magnifiquement) et les dédaliens (qui réussissent le vol mais assistent à la chute). L'ambition de Icare & I don't ne serait rien moins que d'atteindre à un alliage très rare de poésie et d'humour, de légèreté et de profondeur. « En sorte que le théâtre, vu par dessous et s'il était drôle (allegro serioso), pourrait se faire renversant. »

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