Lieux Dits

  • Grilles et croix en fer rouillées, monuments funéraires de styles divers laissés à l'abandon noyés sous une végétation luxuriante, épitaphes devenues illisibles créent des univers singuliers. À Caen, quelques-uns des cimetières sont devenus des lieux de repos et de promenades pittoresques, uniques en Normandie.

    La création des cimetières remonte au Moyen Âge, mais en 1776 le roi Louis XVI, pour des raisons de salubrité publique, ordonne le transfert de la plupart des cimetières hors de l'enceinte des villes. Ainsi naissent à Caen les cimetières des Quatre-Nations, Saint-Ouen, Saint-Jean, Saint-Pierre et celui réservé aux protestants, désormais connus sous l'appellation de « cimetières dormants ». Au milieu du XIXe siècle, la municipalité déplace le cimetière de Vaucelles sur un terrain plus vaste et plus minéral, qui offre à la sculpture un nouveau champ d'action. Deux autres cimetières suivront en 1880, ceux du Nord-Est et du Nord-Ouest, encore en activité.

    Après avoir retracé l'histoire des cimetières de la ville et de leur réglementation, rappelé les changements des mentalités face à la mort, l'ouvrage propose au visiteur 9 promenades insolites largement illustrées, une invitation à comprendre les formes, décors, symboles et allégories présidant aux destinées des défunts connus ou anonymes.

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  • Chassés du royaume de France en 1394, d'Espagne en 1492 et de Provence en 1501, nombre de Juifs trouvent refuge en Avignon et dans le comtat Venaissin, territoires pontificaux. Peuple témoin de l'Ancienne Alliance, ils bénéficient de la tolérance ambivalente des papes. Contraints à un regroupement définitif au sein de quatre juiveries en 1624, ils occupent un quartier, appelé carrière, dans les villes d'Avignon, Carpentras, Cavaillon et l'Isle-sur-la-Sorgue. Ces carrières, et celle désertée dès le 16e siècle de Pernes-les-Fontaines, possèdent encore des vestiges ou des monuments, témoignant d'un culte et d'une culture millénaires, teintés de particularismes judéo-comtadins. Ces sites remarquables font actuellement l'objet d'une demande de classement au titre du patrimoine mondial de l'UNESCO. Voyage en des temps révolus, ce circuit propose la découverte d'un riche patrimoine mobilier et immobilier, parfois encore affecté à un rite religieux, une immersion dans un pan de l'histoire juive.

  • Pur produit de l'éclectisme parisien de la Troisième République, le théâtre à l'italienne, baptisé aussi « théâtre d'or », est un des monuments les plus remarquables de la commune de Cherbourg-Octeville. Sa construction, confiée entre 1879 et 1881 à l'architecte Charles de Lalande, intervient au terme d'une cinquantaine d'années de débats et de recherches au cours de laquelle les projets les plus divers ne manquent pas de se succéder.
    Le bâtiment, inauguré le 28 janvier 1882, est établi dans une ancienne halle aux grains, où l'architecte a habilement aménagé une scène et une salle de spectacle. Habillé d'une façade monumentale en pierre calcaire, celui-ci est alors décoré par une pléiade d'artistes, peintres, sculpteurs, ferronniers d'art, dont certains ont exercé préalablement leur talent sur le chantier de l'opéra Garnier et au théâtre de la Renaissance à Paris.
    Le décor sculpté de la façade, le grand escalier, le foyer, les loges du maire et du préfet maritime constituent, avec la coupole de la salle de spectacle peinte par Georges Clairin, les éléments les plus spectaculaires de cet édifice.

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  • Fondée sur une éminence au nord-est de la ville par la reine Mathilde de Flandre, épouse de Guillaume le Conquérant, l'Abbaye aux Dames offre un point de vue exceptionnel sur la plaine de Caen et son port. Au sein d'un parc d'une dizaine d'hectares, les bâtiments conventuels, entièrement reconstruits au XVIIIe siècle et classés Monuments historiques, donnent à voir l'un des plus beaux exemples normands d'architecture classique.
    À proximité de l'entrée subsiste l'abbatiale de la Trinité, romane, qui cristallisa au XIXe siècle l'intérêt des architectes et des historiens férus de patrimoine, tel le célèbre Victor Ruprich-Robert. Bien que remaniée, elle présente un aspect harmonieux voire original, tant dans son élévation que dans son décor sculpté qui renvoie à l'Orient.
    Bouleversés par les occupations militaires dès la Révolution, les bâtiments conventuels et leurs jardins, parcourus de majestueuses allées de tilleuls, reçoivent à compter du Premier Empire de nouvelles attributions hospitalières : l'hôtel-Dieu de Caen, devenu hospice Saint-Louis, cèdera la place en 1983 aux services du conseil régional de Basse-Normandie.
    S'appuyant sur une recherche documentaire approfondie, l'ouvrage retrace plus de 900 ans d'histoire tout en apportant un éclairage nouveau sur les périodes plus récentes de cet ensemble monastique, dont la brillante réhabilitation en fait aujourd'hui l'un des fleurons de la ville de Caen.

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  • En pénétrant dans la minoterie des Alpes à La Mure-Argens, le visiteur est instantanément frappé par l'état de conservation remarquable de cet ancien bâtiment industriel. Sur les bords de l'Issole, non loin du Verdon, cette usine rurale, avec son système hydraulique et ses machines d'origine, offre un témoignage exceptionnel de l'évolution des techniques de meunerie à la fi n du 19e siècle. À chacun de ses étages, les imposants dispositifs nécessaires à la transformation des grains en farine sont encore là, restaurés, alignés dans un fascinant enchevêtrement de bois et de métal.
    Aménagée en 1902 dans une ancienne draperie, la minoterie des Alpes était à l'époque à la pointe de la modernité en matière de mouture des blés. Peu à peu dépassée par des installations concurrentes plus effi caces, cette usine familiale a profi té de sa proximité avec le chemin de fer pour produire des farines à partir de blés provenant de toute la France et se maintenir en activité jusqu'en 1972.
    Depuis 2016, elle est devenue un musée et centre d'interprétation ouvert au public et permet désormais de découvrir les richesses des savoir-faire meuniers au 20e siècle. Elle propose ainsi un véritable voyage hors du temps, dans une ambiance chaleureuse où le moindre crissement de bois laisse imaginer que le minotier s'apprête à descendre les barreaux de son échelle pour contrôler le bon fonctionnement de ses machines.

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  • Entrevaux était le siège de l'évêché de Glandèves, fondé au début du Moyen Age et disparu à la Révolution. De ce passé, la cité conserve des lieux méconnus, tels les vestiges des palais épiscopaux et de la cathédrale primitive au bord du Var, dont ce parcours permet de découvrir l'histoire.

    Le témoignage le plus éclatant en est cependant la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption, aujourd'hui église paroissiale. Construite dans le 1er quart du 17e siècle au coeur de la cité, peu remaniée depuis, elle est intégrée aux fortifi cations de la ville et présente encore aujourd'hui un aspect fortifi é, rappelant aux visiteurs qu'Entrevaux est aussi une citadelle où Vauban a laissé son empreinte. L'ancienne cathédrale conserve des trésors de mobilier - orfèvrerie, vêtements liturgiques, retables et autres tableaux - que ce guide de visite met particulièrement en lumière mais aussi explique et replace dans leurs fonctions liturgiques.

    Autour de son ancienne cathédrale, le village d'Entrevaux possède également un réseau de petites chapelles rurales. Destinations potentielles de randonnées, leur visite est l'occasion de découvrir la campagne vallonnée des environs. Celle de Saint-Jean-du-Désert est l'objet d'une dévotion particulière : la procession de la fête de la saint Jean, en juin, est un témoignage d'une dévotion traditionnelle qui perdure à Entrevaux.

    Laissez-vous guider dans l'histoire de l'ancien siège de l'évêché de Glandèves et partagez une tradition entrevallaise encore bien vivante !

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  • Située aux confi ns nord-ouest du Parc naturel régional du Perche, à 10 km environ de Mortagne-au-Perche, La Chapelle-Montligeon est longtemps restée un bourg constitué de maisons modestes d'artisans fédérées autour de l'église, et de nombreuses fermes isolées. Dominée par la forêt domaniale de Réno-Valdieu, elle a essentiellement vécu de l'exploitation du bois et du chanvre, activités qui s'essouffl ent dans la seconde moitié du XIXe siècle.

    De ce déclin économique, la commune se relève en quelques décennies grâce à l'esprit d'entreprise de l'abbé Paul Buguet, qui, en fondant en 1884 l'association spirituelle l'OEuvre Expiatoire, va bouleverser le destin des habitants. Le projet requiert l'élévation de nombreux bâtiments qui s'imposent magistralement sur les pentes du coteau boisé : l'église des âmes du Purgatoire (1896-1911) - édifi ce néo-gothique monumental mis en lumière par de grands maîtres verriers du XXe siècle abritant un mobilier remarquable (sculpture, mosaïque, orfèvrerie) -, le palais des Chapelains, l'imprimerie et les logements des employés, l'école Notre-Dame urbanisent le bourg devenu un centre de pèlerinage important.

    La Chapelle-Montligeon est aujourd'hui un site touristique de premier ordre à l'échelle régionale. L'ouvrage en retrace l'histoire singulière à l'appui de recherches inédites dans les fonds d'archives publics et privés, tout en révélant la diversité du bâti vernaculaire.

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  • Créé à la Renaissance, le lycée Ampère a traversé les siècles sans presque avoir jamais changé d'affectation. Cependant, il a été sans cesse modifié pour répondre aux transformations sociales et politiques. D'abord école, puis collège dirigé par des laïcs, portant le nom de collège de la Trinité, il est remis aux jésuites en 1565, qui en font au XVIIe siècle une institution de renommée internationale. Loin d'être un lieu exclusif d'enseignement humaniste et religieux, le collège regroupe en son sein une bibliothèque, un cabinet des médailles et des antiques, un observatoire, un théâtre et une apothicairerie.

    Le départ des jésuites, contestés puis finalement expulsés de leurs maisons et collèges en 1763, entraîne la réorganisation administrative de l'établissement et de l'enseignement, mais c'est au XIXe siècle que se pose de façon récurrente, au fil des changements de régime et des réformes de l'enseignement, la question de l'adaptation des locaux à leur destination. Sans cesse en devenir, l'institution scolaire impose son rythme et modèle les espaces en fonction de besoins qui évoluent. Le lycée Ampère est entré dans une nouvelle phase de mutation depuis 2012, date à laquelle s'est engagé un vaste projet de restructuration. Cet ouvrage retrace l'histoire architecturale de ce bâtiment, relève les vestiges de son passé et les inscrit dans son évolution.

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  • Le Pays des vallées d'Asses-Verdon-Vaïre-Var dans les Alpes-de-Haute-Provence est un territoire fondamentalement lié à la transhumance et aux migrations pastorales ovines, qui ont laissé de nombreuses traces jusqu'à aujourd'hui, notamment dans les pâturages d'estive.
    Cet ouvrage retrace l'histoire de cette transhumance et détaille particulièrement les vestiges matériels de cette activité, gravés dans le paysage, à une période charnière. Car si l'activité perdure et constitue toujours un marqueur identitaire fort du territoire, ce patrimoine est aujourd'hui menacé. En effet, les anciennes cabanes vernaculaires, les enclos, tous les aménagements afférents à la pratique de l'estive locale sont désormais réaffectés voire abandonnés, et remplacés par des structures modernes nécessaires à l'évolution du métier. Ils disparaissent peu à peu alors qu'ils représentent les maillons précieux d'une activité pluriséculaire. La perte matérielle entraînant la perte mémorielle, il y a urgence à considérer ces objets typiques comme faisant partie intégrante de notre patrimoine.
    Cinq circuits détaillés complètent ce parcours et permettent d'appréhender la grande richesse et diversité d'une pratique vivante qui prend, au long des pâtures arpentées, la dimension spectaculaire des paysages bas-alpins.

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  • Cet ouvrage retrace un épisode singulier de l'histoire provençale. À partir de la fin du 19e siècle, l'essence de lavande connaît un véritable engouement. Pour faire face à la demande des parfumeurs grassois, toute la Haute-Provence se lance dans une production effrénée. Alors que de vastes territoires se couvrent de leurs célèbres champs aux lignes bleues-violettes, les lavandes de Barrême et de ses environs s'imposent rapidement comme les meilleurs crus.
    Dans les années 1920, les industriels de Grasse prennent une part active à la course à l'or bleu et investissent massivement ce petit village des Alpes-de-Haute-Provence, au coeur du Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var. Pendant quelques décennies, ils y installent leurs usines et en font la capitale de la lavande, jusqu'à ce que le développement de la culture du lavandin, qui gagne notamment l'ouest du département, conduise à un inexorable déclin. L'aventure des lavandes de Barrême aurait pu tomber dans l'oubli. À l'heure où les routes de la lavande offrent en toute facilité l'opportunité de redécouvrir ce patrimoine vivant, la principale distillerie de Barrême, enfin réhabilitée en centre d'interprétation de l'industrie de la lavande, permet au public de découvrir tout un pan méconnu du patrimoine des Alpes-de-Haute-Provence.

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  • L'oppidum de La Cheppe a été construit autour de 120 avant J.-C. par le peuple gaulois des Catalaunes. Ce centre urbain administratif, commercial et religieux était protégé par une enceinte et accompagné de deux nécropoles. Connu très tôt, puisque sa première mention remonte à 850, il a fait l'objet de nombreux relevés, dont le plus précoce est celui de l'ingénieur Claude Chastillon à la fi n du XVIe siècle.

    Son enceinte est l'une des mieux préservées de tous les oppida de plaine du Nord de la France. Le caractère spectaculaire des vestiges explique sans doute l'identifi cation du lieu avec le « camp d'Attila », retraite du célèbre chef des Huns lors de la bataille des Champs catalauniques (451) contre le général romain Aetius. Le monument élevé à sa mémoire en 2012 dans la commune montre encore la vivacité de cette légende.

    Au Moyen Âge, l'oppidum est intégré dans une zone fortifi ée, se traduisant par l'établissement de deux mottes sur le site. Implanté à une vingtaine de km de Châlons-en-Champagne et à une cinquantaine de Reims, il est aujourd'hui aménagé pour la visite libre avec des panneaux explicatifs.

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  • Histoire et visite guidée de l'un des premiers édifices gothiques du Nord de la France (1170) complété au XVe siècle en style gothique flamboyant, son mobilier remarquable et ses bâtiments conventuels.

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  • Situé aux confins de la Champagne et de la Bourgogne, le bourg de Châteauvillain est lové dans une boucle de l'Aujon, un des nombreux petits cours d'eau nés dans le plateau de Langres voisin. C'est lui aussi qui fournit la roche calcaire aux veines blondes donnant ses formes et ses couleurs aux constructions locales.

    Son histoire riche et agitée a légué à Châteauvillain les vestiges d'un puissant château-fort, une ceinture de murailles urbaines et de tours, mais aussi une église et un hôtel de ville dont la beauté classique est l'expression de la puissance et du rôle social du duc de Penthièvre, propriétaire des lieux avant la Révolution.

    De ce passé princier demeure également la vaste forêt d'Arc-Châteauvillain, qui alimentait autrefois les forges et hauts-fourneaux en combustible, et offre aujourd'hui aux promeneurs les centaines de kilomètres de ses chemins forestiers. À la jonction du bourg et de la forêt, le parc aux daims est un des plus anciens et des plus vastes parcs de chasse de l'est de la France.

    La préservation de son patrimoine bâti a permis à Châteauvillain d'être une des premières communes de la région à recevoir le label " Petites cités de caractère ", tandis que les qualités de son patrimoine naturel lui ont valu d'intégrer le futur parc national des forêts de Champagne et Bourgogne.

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  • Après la Seconde Guerre mondiale, la construction du nouveau campus de l'Esplanade est venue enrichir le patrimoine universitaire de Strasbourg. Conçu dans les années 1960, celui-ci est un des rares exemples en France (et dans le monde) de campus construit au sein de la ville. Il a été élaboré d'après les plans de deux architectes renommés, Charles-Gustave Stoskopf et Roger Hummel. Organisé de manière monumentale, le campus s'articule autour de quelques édifices remarquables, tels que la faculté de droit et l'institut de chimie. Ces deux bâtiments, symboles de modernité, ont été conçus selon les dernières innovations techniques de l'époque. D'une conception typique des années 1960, ils possèdent en outre des qualités esthétiques indéniables, et plus particulièrement la faculté de droit. Long croissant tourné vers le centre historique de la ville, cet édifice audacieux se reconnaît aux couleurs rouge et bleu qui ornent sa façade.
    Après avoir replacé la construction de la faculté de droit dans son contexte historique et géographique, cet ouvrage propose une visite de l'extérieur puis de l'intérieur du bâtiment.

  • Singulière aventure que la fondation, en 1606, de Charleville, sur la minuscule principauté d'Arches, par un prince d'origine italienne, Charles de Gonzague, qui rêvait de rivaliser avec les souverains de son époque en se dotant d'une telle capitale. Ce qui aurait pu être un échec devint en fait, avec Versailles, la plus importante ville créée au XVIIe siècle sur le territoire de la France actuelle, grâce à un emplacement bien choisi sur la Meuse, et au travail et à l'industrie de ses nouveaux habitants, proscrits accourus des pays voisins. De la ville idéale voulue par Charles Ier, demeure le splendide écrin baroque de la place Ducale, ses perspectives et ses vingt-sept pavillons de briques et de pierres, oeuvre de l'architecte Clément Métezeau, encadrant la façade inachevée d'un palais qu'il est loisible à chacun d'achever en pensée.

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  • Dominant la ville, l'ancienne collégiale de Saint-Quentin est le dernier des lieux de culte et de pèlerinage qui se sont succédé au-dessus de la tombe du martyr Quentin, depuis le milieu du IVe siècle.
    Longue fut sa construction, de la fin du XIIe siècle à celle du XVe siècle. Malgré les variations stylistiques qui en résultent, le monument se révèle pourtant homogène, grâce au respect du projet initial. Plus remarquable encore est son plan inhabituel à deux transepts, qu'expliquent des nécessités liturgiques, autant que l'influence de modèles bénédictins. Ainsi, pour en faire la châsse monumentale du corps de saint Quentin, un ambitieux chapitre a donné à la collégiale un volume digne d'une cathédrale.
    Les soubresauts destructeurs de l'Histoire ont épargné d'exceptionnels éléments de son décor et de son ameublement, tels l'armoire à reliquaires, les hautes verrières Renaissance attribuées à Mathieu Bléville, le buffet d'orgues dessiné par Jean Berain et bien d'autres, sur lesquels cet ouvrage invite à s'attarder.

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  • Le traité de Francfort entre la France et la Prusse établit en 1871 l'annexion de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine qui constituent un nouveau Land impérial de l'Empire allemand. Strasbourg, élevée au rang de capitale de ce territoire, doit témoigner de l'ambition impériale face à la France et être en mesure d'accueillir l'immigration massive d'allemands de souche ainsi que les institutions liées à sa nouvelle fonction. La ville va faire alors l'objet d'un projet d'extension qui va presque tripler sa superficie. C'est au coeur de ce nouveau quartier, appelé Neustadt, que l'empereur Guillaume Ier établit une nouvelle université. Ouverte dès 1872, celle-ci est destinée à constituer une vitrine de la science et de la pédagogie allemande et se doit de déployer de vastes moyens dans des installations convenant à la recherche et à l'enseignement. Véritable pivot de l'extension urbaine, cet ensemble prestigieux inauguré en 1884, porte des Pêcheurs, entre l'ancienne cité et les nouveaux quartiers, constitue, dès lors, une référence de l'architecture mise au service de la connaissance scientifique.
    Après avoir retracé la genèse de l'université, le présent ouvrage convie le lecteur à une promenade au sein des jardins universitaires, en lui faisant découvrir les secrets des bâtiments du campus, ainsi que leurs collections.

  • Les premiers rails du train des pignes furent posés dès 1845, alors que le Comté de Nice faisait encore partie du royaume de Piémont-Sardaigne. Cette ligne, devenue autant historique que touristique, a pour particularité d'être exploitée par la compagnie des Chemins de fer de Provence. La locomotive à vapeur, datant de 1909, est classée monument historique et ponctuellement réutilisée en haute saison. La locomotive moderne assure quant à elle quatre aller-retours par jour.

    Un livre idéal pour partir en train à la découverte de l'arrière-pays méditerranéen. Entre Nice et Digne-Les-Bains, sur une ligne toujours pittoresque, il accompagnera la découverte du paysage, entre villages perchés, gorges impressionnantes et champs de lavande... Des haltes jalonnent le trajet, permettant aux randonneurs de descendre du train tous les trois à cinq kilomètres.

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  • Sous la forme de 4 itinéraires sillonnant la ville, l'ouvrage s'attache à faire comprendre la structure des quartiers d'Hérouville-Saint-Clair et identifie les édifices majeurs construits des années 1960 à nos jours. Du château d'eau au pôle technologique et industriel de Citis en passant par la Citadelle Douce, le promeneur est invité à découvrir les strates architecturales qui composent Hérouville-Saint-Clair depuis un demi-siècle.

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  • Le modeste village de Colombey-les-Deux-Églises, situé en Haute-Marne, est connu dans la France entière parce que le général de Gaulle en avait fait sa retraite et qu'il aimait venir s'y ressourcer lorsqu'il était président de la République (1958-1969).
    Devenu depuis sa mort en 1970 un lieu de mémoire, le village s'articule entre la maison familiale de La Boisserie, la tombe près de l'église, le monument de la croix de Lorraine et le récent Mémorial présentant l'épopée gaullienne.

  • L'ouvrage, intégré dans la collection nationale des Parcours du Patrimoine, est le fruit d'une enquête d'inventaire du patrimoine du canton de Munster (Haut-Rhin) conduite en 2003-04 par le Service de l'Inventaire et du Patrimoine de la Région Alsace. Il succède au Parcours consacré au patrimoine industriel de ce canton paru en mai 2008.

    Guide de découverte thématique sur les marcairies de la vallée de Munster, il se veut pratique à emporter et à consulter lors de randonnées de par son format et son nombre de pages. Pour simplifier son accès, il est scindé en deux parties. La première est une synthèse historique divisée en trois chapitres traitant de l'évolution de la pratique de l'estive du Moyen Âge à l'après Seconde Guerre mondiale, de la typologie architecturale des marcairies et de l'histoire de la fabrication du fromage de Munster. La seconde propose quatre itinéraires de découverte du territoire de l'estive, comportant 21 monographies de marcairies (aujourd'hui auberges ou fermes-auberges) sélectionnées pour leur intérêt historique et architectural et l'environnement dans lequel elles s'insèrent. Un glossaire, une bibliographie sommaire et un répertoire des sources viennent compléter le texte.

    L'illustration comporte une centaine de photographies professionnelles et des reproductions de documents anciens (cartes topographiques, cartes postales et plans d'architecte) tirés des archives départementales et communales, de collections particulières et de la Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg. Une carte physique présente le territoire et quatre cartes viennent à l'appui des itinéraires.

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  • "Les orgues de la cathédrale de Bayeux ont une longue histoire, remontant au Moyen Âge. Dès le XIIIe siècle, un orgue était situé sur une tribune en surplomb toujours visible aujourd'hui. Ce premier instrument a été détruit en 1562, mais il fut remplacé par un grand instrument classique, construit en 1597 par Jean d'Argillières. Le buffet de cet orgue existe encore en grande partie. En revanche, la partie instrumentale (tuyaux et mécanisme) a été entièrement refaite au XIXe siècle.

    Tel qu'il se présente aujourd'hui, le grand orgue de Bayeux est l'oeuvre du facteur Aristide Cavaillé-Coll (1811-1899), le plus célèbre de l'époque. Il a été inauguré en 1862, peu de temps après l'orgue de choeur construit par le même facteur. Les deux instruments sont restés dans leur état d'origine : ils sont désormais classés monuments historiques.

    Le grand orgue de Bayeux figure parmi les plus belles réalisations de l'illustre facteur, comme Saint-Sulpice de Paris, Saint-Sernin de Toulouse et Saint-Étienne de Caen."

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  • Dominant la vallée de l'Erre, le manoir de Courboyer a été érigé dans un contexte de paix, à la fin du XVe siècle. La qualité de son élévation en fait l'un des plus remarquables du Perche, ancien comté sis entre Val de Loire et Paris, où se concentrent nombre de logis seigneuriaux. Cet ancien fief relevant de la châtellenie de Bellême connut, en dépit de propriétaires puissants comme Pierre de Fontenay (1541-1610), quelques périodes de déshérence qui eurent une forte incidence sur les bâtiments, sauvés in extremis de la ruine au XVIIIe siècle par la famille de Barville.
    Au XIXe siècle, au centre d'un domaine transformé en ferme d'élevage depuis l'Empire, se dressait la silhouette romantique du manoir longtemps inoccupé. Le bâtiment inspira même en 1892 à l'architecte Charles Wable, disciple de Viollet-le-Duc, un projet de restitution des dispositions défensives, admirable rêve de papier.
    Le manoir de Courboyer impose toujours l'élégance de ses façades au sein d'un environnement bocager préservé. Devenu le siège emblématique du Parc naturel régional du Perche en 2003 au terme d'une restauration exemplaire, il assure la promotion des spécificités naturelles, culturelles et patrimoniales d'un territoire doté d'une forte identité.

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