Libertalia

  • Comment faire de la classe un lieu d'action collective tout en permettant à chacun de s'engager individuellement ? Comment analyser le monde et s'y engager de façon critique ?
    Née de la rencontre de la pédagogie Freinet, du marxisme, de l'autogestion, de la psychanalyse et des sciences humaines, la pédagogie dite "institutionnelle" cherche des outils théoriques et pratiques pour penser le rapport aux contenus, aux élèves, au monde en s'inscrivant clairement dans une démarche d'émancipation.
    Les Chemins du collectif se veut une entrée en pédagogie institutionnelle. En partant de pratiques de classes, chacun·e peut découvrir les éléments fondateurs de la pédagogie institutionnelle, percevoir leur dimension révolutionnaire pour questionner et transformer ses propres pratiques.

  • « Si l'école recule, ce n'est pas la responsabilité des maths modernes, des méthodes globales, du collège unique, c'est parce que socialement notre pays recule, car nous ne nous battons plus suffisamment pour maintenir ce qui paraissait être des acquis sociaux inébranlables. L'école ne fait que suivre l'abandon de la médecine scolaire, de la formation des enseignants, l'explosion de la précarité des familles et le désintérêt pour la «politique».
    On ne saurait faire l'école sans se soucier de la société qui nous entoure, sans trouver des chaussures au petit Syrien qui arrive, sans chercher des solutions de relogement pour les enfants du bidonville rom, sans s'interroger sur ce qui nous pousse à avoir besoin d'aller dans des magasins le dimanche alors que tout le monde se doute que les enfants des caissières sont à l'abandon pendant ce temps. »

  • De l'oeuvre éducative de la Commune de Paris à la dénonciation du fichage informatique des élèves, de la naissance du syndicalisme dans l'éducation aux écoles populaires kanaks des années 1980, en passant par les luttes anti-hiérarchies ou la résistance à la « rééducation » vichyste, cet ouvrage retrace cent cinquante années de lutte et d'insoumission dans et contre l'institution scolaire.

    Enseigner la désobéissance, c'est remettre en question toutes les dominations qui entravent, c'est créer l'espace où s'exercera une souveraineté qui n'est pas celle de l'isoloir, mais qui se vit dans la rue, au village, à l'usine, au bureau, dans la famille, etc.

    Mais est-ce que la liberté peut s'enseigner ? Ce livre l'affirme. Préparer des humains à l'autonomie, à l'égalité, à un monde délivré de toute oppression ne saurait se faire au moyen de l'autorité.

    Au contraire, non-directivité et exercice précoce de la responsabilité personnelle seront privilégiés par la pratique de la coopération concrète. Enseigner la désobéissance, c'est « faire l'école » pour la liberté.

    Cet ouvrage est le premier de la collection « N'Autre École », dédiée aux résistances et alternatives pédagogiques.

  • Véronique Decker, la charismatique directrice d'école de Bobigny, reprend la plume et nous livre ici 64 billets courts inspirés par son quotidien d'enseignante et de cadre de l'Éducation nationale engagée au service de ses élèves de la cité Karl-Marx. Il y est question d'apprentissages lents, d'éveil au monde, d'amour et d'empathie, mais aussi d'injustice et de casse de l'école, des quartiers populaires et des solidarités.
    Un regard rétrospectif parfois sombre, mais résolument combatif.

  • « Il ne suffit plus de développer, d'améliorer, de réformer l'enseignement, il faut le... révolutionner. » (Célestin Freinet) C'est d'abord dans les colonnes de la revue syndicale L'École émancipée puis dans celles de L'Éducateur prolétarien que Célestin Freinet (1896-1966) a témoigné de ses engagements sociaux et éducatifs. Ses réalisations pédagogiques, au sein de l'institution scolaire publique, n'avaient pour lui de sens qu'adossées à la lutte des dominé-e-s pour renverser l'ordre établi.
    On ne peut oeuvrer à une autre école sans se soucier de la marche du monde, sans s'attacher, dans et hors de la classe, à le transformer.
    On ne peut lutter contre la montée du fascisme, les crises générées par le capitalisme, le développement de la misère et des guerres, en perpétuant, à travers ses pratiques quotidiennes, une pédagogie conservatrice, autoritaire et inégalitaire.
    Tel est l'héritage du pédagogue et du militant que fut Célestin Freinet dont on suit ici le cheminement et le mûrissement de la pensée.

    L'année 2016 marque un double anniversaire : celui du cinquantenaire de sa sa mort (1966). Mais aussi l'anniversaire du Front populaire, tant en France qu'en Espagne, dans lesquels Freinet plaça ses espoirs.

    À travers ce choix d'écrits publiés entre 1920 et 1939, se révèle l'actualité des combats d'un instituteur révolutionnaire qui voulait tout à la fois changer le monde et l'école.

    Édition établie et annotée par Catherine Chabrun et Grégory Chambat.

  • Quand on s'intéresse aux « chemins des émancipations concrètes », l'étude de la pédagogie Freinet relève assurément de l'évidence. Le mouvement impulsé et inspiré par l'instituteur de Vence au début des années 1920 se confond avec l'histoire des alternatives pédagogiques et de la contestation du modèle scolaire français. Une contestation qui s'est installée, non sans combats et polémiques, au sein même de l'institution qu'elle entend subvertir. Cette volonté d'agir dans le cadre du service public d'éducation, cet engagement revendiqué auprès des milieux populaires, a contribué et contribue toujours à faire de la pédagogie Freinet un élément moteur des pratiques pédagogiques émancipatrices. Aujourd'hui encore, des centaines d'enseignantes et d'enseignants s'inspirent de ces pratiques auprès de milliers d'élèves qui travaillent et vivent dans des classes coopératives.
    Avec ce livre, nous entendons proposer une clé d'accès à la pédagogie Freinet, en faisant entendre les « voix » de toutes celles et de tous ceux qui ne se satisfont pas de l'école telle qu'elle est et qui souhaitent la transformer en changeant leurs pratiques au quotidien.

  • Il y a des paris qui viennent renverser l'ordre des choses. Celui de la pédagogie sociale consiste à ne pas agir en milieu confiné, à assumer la rue, la vie, l'altérité. Trois ou quatre enfants, un ou une pédagogue, les transports en commun et voici le monde source infinie de rencontres, d'expériences et de connaissances. La joie du dehors c'est ce sentiment du petit groupe qui part à l'aventure, c'est cet élan qui pousse vers l'inconnu. La joie du dehors c'est remplacer la peur par la confiance donnée aux parents, aux enfants et à toutes les personnes rencontrées sur le chemin. La joie du dehors c'est un pari pédagogique : et si le monde n'était pas infréquentable ? Et si côtoyer à la fois les marges et les centres, géographiques et symboliques, était une condition pour s'émanciper ?

  • Véronique Decker, enseignante et directrice d'école Freinet à Bobigny (93), éclaire par petites touches le quotidien d'une école de « banlieue ».Au fil de ses billets, il est question de pédagogie, de luttes syndicales, de travail en équipe, mais surtout des élèves, des familles, des petits riens, des grandes solidarités qui font de la pédagogie un sport de combat. social.C'est une autre école, en rires, en partages, en colères, en luttes qui se dessine, avec « des craies de toutes les couleurs, sur le tableau noir du malheur. »De l'autre côté du périph. Trop classe !

  • Proposer une relecture des classiques de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver l'inspiration qui guidait les éducateurs d'hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire, Pierre Bourdieu ou Ivan Illich, ce recueil esquisse le bilan d'un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice.

  • La question scolaire apparaît comme un terrain d'intervention privilégié de l'offensive réactionnaire.
    Des ligues antisémites de Drumont au Front national, c'est la même passion pour une école nationaliste, autoritaire, inégalitaire et ségrégative. Un même combat pour faire rimer éducation et soumission.
    Cette haine de l'égalité et de la démocratie continue de nourrir un discours qui réactive, dans sa virulence et ses objectifs, la promotion d'une « contre-révolution éducative » accolée à une contre-révolution conservatrice.
    Connaître l'histoire de cette « pédagogie noire », décrypter ses déclinaisons contemporaines est d'une urgente nécessité afin de ne pas laisser aux réacpublicains le monopole de la contestation d'un ordre scolaire injuste et déjà par trop traditionaliste.

  • « L'instruction est comme la liberté, elle ne se donne pas, elle se prend. » (Jacotot).
    Vingtcinq textes, mis en perspective et en contexte, pour explorer deux siècles et demi de réfl exions et de pratiques qui tissent les liens entre contestation de l'ordre scolaire et de l'ordre social. De Charles Fourier à la revue N'Autre École, en passant par Bakounine, Célestin Freinet, les établissements autogérés ou l'insurrection du Chiapas, se lisent les continuités et les ruptures de ces luttes sociales et pédagogiques pour une autre éducation dans une autre société. Et si cet ouvrage consacre une large place à ces trente dernières années, c'est aussi pour mettre en exergue la permanence et l'actualité de ces combats face aux résignations et aux tentations réactionnaires.

  • Le dossier : « Extrême(s) droite(s) contre éducation, éducation contre extrême(s) droite(s) » La question de l'éducation est un des enjeux majeurs du projet de société porté par les extrêmes droites. Depuis les années 1970, l'éducation est utilisée comme un levier pour semer et médiatiser les idées les plus réactionnaires. Le discours des extrêmes droites sur l'école est donc stratégique.
    Aujourd'hui, les thèses des extrêmes droites sont de plus en plus diffusées. Comment les décrypter? Comment les combattre ? Pour les militants d'une école émancipatrice et démocratique, l'éducation a toujours été pensée comme un rempart à ces idées et à ces pratiques. Qu'en est-il de ces deux projets antagonistes ?

  • Ce numéro de N'Autre École propose une exploration du monde des écoles alternatives. En croisant témoignages et histoire, approches pratiques et théoriques nous en présenterons les principaux courants et les enjeux qui les rapprochent ou les opposent. Enjeux pédagogiques mais aussi sociaux et politiques.

  • Au sommaire, un dossier central qui prolonge les trois journées qui ont rassemblé plus de 300 personnes, à Créteil et Paris en mars 2015, pour échanger et développer des pratiques pour l'égalité dans et en dehors de la classe. Praticiens, militants, sociologues et chercheurs - de France et de l'étranger - abordent la question de l'égalité sociale et proposent des pistes concrètes.
    En complément à ces réfl exions, une dizaine de rubriques (dans les luttes, pédagogie sociale, culture, écologie, philo à l'école, etc.) viennent nourrir un autre regard sur l'éducation et engager la réfl exion pour une autre école. Un numéro entièrement illustré par le graphiste Bruno Bartkowiak.

  • Enjeu de pouvoir et de luttes entre des intérêts contradictoires, l'école n'en déplaise à ceux qui rêvent de sa « sanctuarisation » est le refl et de notre société : dérives autoritaires, arrestation et fi chage de sanspapiers, marchandisation, intrusions publicitaires, reconduction et légitimation des inégalités sociales.

  • Des enseignants qui contestent et qui travaillent. Qui ne pataugent pas dans la récrimination, mais construisent autrement le quotidien de leur classe. Qui n'oublient pas non plus ce qu'il y a tout autour de l'école : le quartier, la société, le proche étranger. Ces enseignants - mais aussi ces parents, ces ouvriers d'entretien - témoignent et réfléchissent dans un trimestriel, N'Autre École. Comment faire vivre la démocratie à l'école ? Comment sortir de l'évaluation chiffrée ? Comment vivifier les savoirs ? Comment redonner à l'éducation sa perspective émancipatrice ? Ce volume présente, sous forme d'anthologie, quelques-unes des pierres de ce chemin collectif, quelques réponses de praticiens qui vivent leurs idées et construisent, pas à pas, l'école de l'émancipation.

  • « N'Autre École, revue trimestrielle..de la CNT éducation, se propose d'être un outil pour celles et ceux qui refusent le statu quo..du tri social et de l'apprentissage de la soumission par l'école. Des pédagogues, des..syndicalistes - souvent les deux à la fois - échangent leurs réflexions et s'interro..ent sur..leurs pratiques, professionnelles ou militantes. Qu'ils soient à la CNT ou non, ils..n'appartiennent pas à la catégorie des commentateurs mais vivent ce dont ils parlent. Ils..n'o..t pas non plus cette crainte de la parole et de la mise en questions si prégnante dans la..société et dans les salles de maîtres ou de profs et qui conduit à la résignation et à l'enfermement individuel. N'Autre École est une revue syndicale et pédagogique faite par celles et ceux qui font l'école, et qui veulent changer de société et d'école. Mais on ne dialogue pas tout seul, nous voulons être nombreux, plus nombreux qu'aujourd'hui, à parler, réfléchir et construire. »

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