Veronique Decker

  • « Si l'école recule, ce n'est pas la responsabilité des maths modernes, des méthodes globales, du collège unique, c'est parce que socialement notre pays recule, car nous ne nous battons plus suffisamment pour maintenir ce qui paraissait être des acquis sociaux inébranlables. L'école ne fait que suivre l'abandon de la médecine scolaire, de la formation des enseignants, l'explosion de la précarité des familles et le désintérêt pour la «politique».
    On ne saurait faire l'école sans se soucier de la société qui nous entoure, sans trouver des chaussures au petit Syrien qui arrive, sans chercher des solutions de relogement pour les enfants du bidonville rom, sans s'interroger sur ce qui nous pousse à avoir besoin d'aller dans des magasins le dimanche alors que tout le monde se doute que les enfants des caissières sont à l'abandon pendant ce temps. »

  • Véronique Decker, la charismatique directrice d'école de Bobigny, reprend la plume et nous livre ici 64 billets courts inspirés par son quotidien d'enseignante et de cadre de l'Éducation nationale engagée au service de ses élèves de la cité Karl-Marx. Il y est question d'apprentissages lents, d'éveil au monde, d'amour et d'empathie, mais aussi d'injustice et de casse de l'école, des quartiers populaires et des solidarités.
    Un regard rétrospectif parfois sombre, mais résolument combatif.

  • Véronique Decker, enseignante et directrice d'école Freinet à Bobigny (93), éclaire par petites touches le quotidien d'une école de « banlieue ».Au fil de ses billets, il est question de pédagogie, de luttes syndicales, de travail en équipe, mais surtout des élèves, des familles, des petits riens, des grandes solidarités qui font de la pédagogie un sport de combat. social.C'est une autre école, en rires, en partages, en colères, en luttes qui se dessine, avec « des craies de toutes les couleurs, sur le tableau noir du malheur. »De l'autre côté du périph. Trop classe !

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