Sylvain Levey

  • « Abel . - Monsieur, «¿Arbeit macht frei¿» ça veut dire quoi¿?
    Le professeur d'allemand . - Le travail rend libre.
    Angèle . - Alors c'est pas pour toi Abel.
    Sélim . - Abel, elle t'a mis une disquette.
    Michelle . - C'est qui qu'a écrit ça¿?
    Le professeur d'allemand . - Les soldats de la Waffen-SS sur ordre d'Hitler.
    Kim . - Il était relou Hitler, hein monsieur ils étaient relous les nazis. » Cette courte pièce de théâtre met en scène la rencontre de deux univers : celui de collégiens du XXI e siècle, ultraconnectés, de leurs avatars numériques et de leurs flirts innocents, et celui de la plus grande tragédie humaine du XX e siècle.

    C'est l'histoire d'une petite fille, Michelle, qui, lors d'un voyage scolaire à Auschwitz, prend un selfie devant les baraquements du camp, tout sourire et vêtue d'un sweat rose, avant de le publier sur les réseaux sociaux. S'ensuivent des jours de harcèlement moral numérisé. C'est une histoire de tous les jours, et c'est là son immense force.

    Sans condamner, l'auteur explore avec une grande finesse la frontière entre virtuel et réalité, dans une oeuvre émouvante et pleinement actuelle.

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  • Pas facile d'être une jeune fille de treize ans sous les regards moqueurs des garçons, dans le gris d'une ville. Pas facile d'assumer les départs en catastrophe pour que le père attrape un nouveau boulot. Surtout quand cet exil vous agite depuis la naissance : Alice est fille de réfugiés politiques. Mais pourquoi ne pas faire fi des tracas en pêchant les petits bonheurs là où ils sont, dans une amitié fugace ou un amour naissant ? Sylvain Levey jette un regard incisif, tendre, lucide et plein d'espoir sur la vie de cette adolescente d'origine chilienne. A travers des voix, des monologues intérieurs, du théâtre qui se fait parfois récit, l'auteur offre une palette d'émotions tout en justesse.

  • Tous les garçons et les filles de leur âge (celui de Pierre et Léa) ne vivent pas ça.
    Et pour cause. Connaître en une seule journée, comme dans un souffle, une rencontre, une phase de séduction, une cérémonie de mariage, un premier enfant, une tentative de suicide et un divorce à seulement dix ans ! Excusez du peu, mais ce n'est pas commun. Et comme dans le cycle de la vie, l'homme paraît moins constant que la romantique demoiselle. A moins que tout cela ne soit qu'un rêve ou un jeu - cruel - d'enfants ? Qui sait ? Avec Ouasmok ?, Sylvain Levey révèle une écriture fine, enjouée et émouvante pour entraîner le lecteur dans une ronde époustouflante.
    Comme dans la vie !.

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  • Gros

    Sylvain Levey

    À partir de ses dix ans, on l'a surnommé «?le petit bouboule?». Avant, il ressemblait plutôt à un moustique.
    Dans ce monologue autobiographique, Sylvain Levey se raconte, de sa naissance à sa découverte de l'écriture. Avec pudeur et délicatesse, il explore ses premières années de crevette anorexique, puis sa transformation en petit gros amoureux du gras et du salé qui apprend à faire rire pour être accepté. Heureusement, le théâtre viendra le sauver.
    Au fil de ce récit tendre et drôle, se dessinent ses relations au corps, aux autres, aux mots, à l'amour et à l'engagement.
    Le prisme de l'intime permet d'entrevoir sans le réduire le mystère d'une existence et la naissance d'une vocation d'écrivain dramatique.
    Pour compléter ce monologue, Sylvain Levey évoque les seize premières années de sa carrière à travers des objets photographiés par Philippe Malone.

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  • Il est ici question d'exils. D'exils, plutôt que de migrations, car les personnages subissent leur départ. Sylvain Levey mêle les époques et les lieux : qu'ils soient un petit afghan poussé par une vie de guerre et de misère, des Bretons des années soixante partis pour blanchir le linge des Parisiens de Montparnasse ou encore ces escargots qui espèrent que l'herbe sera plus verte et plus grasse dans le pré d'en face, aucun exil n'est jamais désiré, tous correspondent à un déracinement.
    Tous ces exilés visent la lune, mais ne peuvent rester que sur cette terre bien peu hospitalière.

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  • Kouam et Mafany sont Guinéens. Ils ont quatorze ans et jouent au football au club Kakandé de Boké. Mafany est ailier gauche.
    Kouam est avant-centre. Unis comme deux frères, ils rêvent de l'Angleterre et plus spécialement de l'équipe de Manchester United, où joue Paul Pogba, leur idole, dont la mère est guinéenne comme eux. Un jour, une femme anglaise débarque et leur propose de venir jouer en Angleterre, à Bradford.
    Que deviendront-ils, ces adolescents qui espèrent des lendemains qui chantent dans les stades en liesse ?
    Si la planète foot ne tourne pas toujours rond, elle est aussi un baromètre des temps modernes, un régulateur des humeurs d'un peuple d'amoureux du jeu. Ces Trois minutes de temps additionnel, ce sont trois minutes de vie, trois minutes où tout est (encore) possible ; un bonus pour qui sait s'en saisir. Trois minutes pour tout changer.

    DISTRIBUTION : deux garçons, trois femmes, deux hommes, la voix de la radio.
    GENRE : drame intime.

  • Deux enfants d'une dizaine d'années, Mirabelle et son amoureux Hippolyte, partent à la recherche de souvenirs de famille. Ils plongent dans l'histoire, la guerre, le changement et la généalogie pour comprendre leurs origines.

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  • Après Léa (10 ans) de Ouasmok ? et Alice (14 ans) de Alice pour le moment, voici un nouveau personnage féminin de Sylvain Levey, Lys Martagon.
    Sans que ces trois textes aient de lien entre eux, ils composent un autoportrait en creux de l'auteur. Cette fois-ci, Lys est une rêveuse de 17 ans qui vit dans une cité qu'on qualifie souvent de " sensible ". Mais sans vouloir fanfaronner, elle évolue dans cet univers tout en légèreté grâce à la poésie qu'elle porte en elle. C'est une collectionneuse de noms de fleurs, de fleuves, d'îles, de montagnes.
    Et par ses inventaires poétiques, ses listes de petites et de grandes choses, elle sème le trouble dans la tête de Demetrio, petit caïd subjugué finalement par la douceur de la jeune fille. Car Lys voit au-delà des barres d'immeubles, elle se sent appartenir à cette belle chaîne montagneuse de Belledonne qui surplombe la vallée. Lys quitte progressivement l'adolescence pour devenir peu à peu une femme émancipée et émancipatrice.
    Personne ne sort indemne d'une rencontre avec elle.

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  • le monde va droit dans le mur : en montrant ses penchants les plus bas ; en expulsant ses ultimes traces d'humanité comme une baudruche crevée.
    c'est ce que pointe sylvain levey dans pour rire pour passer le temps.
    son écriture avance en pointillé, avec le goût amer de l'acier dans la bouche. quatre personnages "jouent" à la torture : deux bourreaux, une victime, un complice malgré lui. mais est-on complice malgré soi ? un texte à la langue coup de poing, à la sensualité perverse, à l'humour désespéré, pour un plaisir de lecture et pour quatre comédiens athlètes.
    en apparence plus légères, les petites pauses poétiques disent pourtant le derrière des choses, le caché : le faux rocher du zoo, la campagne électorale qui rase gratis, une révolution adolescente reportée pour cause de mariage du cousin...
    des petits instantanés à lire et à jouer avec bonheur.

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  • Au pays des : Dans un parc d'attractions, que se passe-t-il quand l'un des héros souriants, poussé par un management pervers, se tire une balle dans la tête ? "The show must go on", pour la direction.
    "Le spectacle avant tout", diront les collègues coincés dans leurs costumes et leur vie de robot. Avec un grand F : Gavée de marques et de logos, une femme entend des voix lui titillant le subconscient, jusqu'à vomir cet environnement agressif. Respecter la procédure : On a beau être humaniste, on a tous un crédit à payer ou de l'essence à mettre dans son auto. Alors quand il faut verbaliser, on verbalise, et on passe son chemin : droit dans ses bottes.
    Dans la joie et la bonne humeur : Une comédie légère où Bruno suit sa vie de père de famille, un peu absent, mais bon... son travail est prenant. Normal ? Oui, sauf qu'il est un cadre en ressources humaines dont la tâche consiste à licencier et à délocaliser : c'est moins drôle. Certains s'en tirent avec un ulcère, d'autres s'immolent dans leur usine. Avec ces quatre pièces politiques, Sylvain Levey écrit une poétique du social, une esthétique percutante du monde du travail et de la consommation.
    Avant de tous tomber comme des mouches ?

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  • Costa est un garçon de douze ans collé à son grand-père.
    Il écoute ses histoires, ses chansons pour changer le monde, sa genèse revisitée... Costa le Rouge, c'est l'histoire de la transmission d'une génération à l'autre, du passage d'une époque révolue à un aujourd'hui incertain une certaine idée de la classe paysanne et ouvrière... C'est encore le renoncement des luttes remplacées par une consommation abîmant les êtres. Sylvain Levey tisse une fable sur la banlieue présumée récente, bitumée et violente.
    Violente, elle peut l'être, les combats le sont bien parfois, mais l'auteur préfère parler de fraternité et d'espoir pour casser des clichés tenaces.

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  • Rhapsodies narre les étapes de fabrication d'une émission de téléréalité : l'organisation du casting de sélection de deux candidats ; la réunion de production pour les relooker et les formater ; l'émission elle-même, prête à consommer... Des écrans publicitaires sont insérés entre ces étapes de fabrication, montrant l'éloignement de la fiction et de la réalité, et le dessein consumeriste de ce genre de programme.
    Les candidats sélectionnés pour ce show de pacotille vont être conduits dans le tunnel de leur transformation. Leurs fantasmes vont être auscultés et reproduits dans la machinerie télévisuelle.

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  • Deux jeunes garçons, Matia et Luca sont amis avec Cloé, une jeune fille de fort caractère, bien décidée à découvrir l'amour.

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