Philippe Dorin

  • « Elle sort un stylo feutre de sa poche. Après m'avoir lissée comme une pomme dans son chandail, elle écrit deux prénoms sur mon dos, Pierre et Claire, qu'elle entoure d'un coeur. Une pierre, qui passe de main en main, devient tour à tour preuve d'amour, talisman, arme du crime et pièce à conviction...

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  • Dans ce royaume, le roi a tous les pouvoirs. Il peut faire chanter qui il veut quand il veut et quand ça lui chante. Il se méfie de tout le monde, même de ses filles. Il a droit de vie et de mort sur tous les sujets de son royaume. Il peut faire et il peut dire n'importe quoi puisqu'il est le roi ! Gare aux couacs, aux bémols, aux fausses notes ! Rien ni personne ne peut lui résister. Comment l'arrêter ? A partir de 8 ans.

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  • Deux garçons assis au bord d'un lac. Sur les deux, difficile de savoir qui est qui. L'un baratine l'autre, lui pique son blouson, lui fait croire qu'il est son meilleur ami et qu'il va lui sauver la vie. L'autre ne sait comment s'en défaire. C'est une jeune fille sortie de dieu sait où qui va démêler tout ça en leur demandant à tous les deux : « Diable, que faites-vous là ? » L'un croit qu'elle ne s'adresse qu'à lui et le voilà confondu ! Car le diable adore qu'on le vouvoie. A partir de 9 ans.

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  • Un jeune homme avec une épée en bois et une jupe sous le bras.
    Il marche de long en large sur la scène. Une jeune fille l'interpelle en coulisse. Elle l'oblige à raconter son histoire, celle d'un gars qui vient de perdre sa soeur. Le jeune homme enfile la jupe et brandit l'épée. Il part à la recherche de la jeune fille. Il tombe dans le château où son père la retient prisonnière. Le roi a interdit à toute personne de poser un regard sur elle. Il a fait coudre tous ses habits pour que jamais elle ne puisse s'en vêtir et s'échapper du château.
    La jeune fille crie du donjon : " Si seulement j'avais un frère ! " Ces deux-là se cherchent, se cachent. Pas si simple de se trouver.

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  • Une petite fille construit sa maison imaginaire.
    Deux minutes plus tard, elle est devenue une vieille dame. mais elle porte toujours ses chaussures d'enfant.
    - c'est l'heure de mourir, annonce le promeneur.
    - déjà ? s'étonne la vieille dame. laisse-moi juste le temps de rendre les chaussures !
    La vieille dame retrouve la petite fille qui veut la retenir. la vieille dame accepte à condition que la lumière reste éteinte. mais la petite fille rompt souvent le pacte.
    Elle ne doit pas. c'est dangereux, le promeneur pourrait revenir.

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  • Il s'appelle le grand, elle s'appelle la petite.
    Ils sont seuls au monde. il ne leur reste plus qu'à se rencontrer, à s'inventer des fables. pourquoi, le jour, les étoiles disparaissent ? comment faire réapparaître le fantôme de leur mère ? comment traverser des villes et frapper aux portes des maisons ? ils sèment des cailloux sur leur chemin et l'un d'entre eux les accompagne. lorsqu'ils ont fait le tour du monde, ils s'interrogent. comment donner un sens à leur histoire ?.

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  • 2084

    Philippe Dorin

    En 2084, vous ne pourrez jamais être seul même si vous voulez juste vous balader, tranquille. En 2084, des robots commenteront un match de foot à la télé en buvant un pastis. En 2084, des créatures étranges pourront vous décapiter en deux temps trois mouvements. En 2084, le grand Mozart se verra dépouillé de son art. En 2084, même les manipulateurs des clones que vous êtes devenus seront congédiés, car vous serez contrôlés par des puces électroniques. Vous révolter ? N'y songez pas. En 2084, vous vivrez dans un monde idéal.

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  • un garçon pleure sa fiancée partie à l'autre bout du monde.
    une fille le console en lui disant que, comme la terre est ronde, ça veut dire qu'elle est juste derrière lui. le garçon veut se retourner. la jeune fille le lui défend, car la terre ne tourne que dans un seul sens. elle lui propose plutôt de voir sa fiancée dans ses yeux à elle. le garçon s'approche. elle lui dérobe un baiser. c'est un baiser volé. la jeune fille est condamnée à le porter à sa destinataire à l'autre bout du monde.
    le garçon l'élance. mais ce baiser, qui sait jusqu'oú il ira, et qui l'aura ?.

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  • Un jour, on a demandé à Philippe Dorin de faire une conférence sur son théâtre. Il en a profité pour raconter comment lui venaient ses histoires. Enfin, des histoires, c'est vite dit. Encore faut-il trouver les mots. Et les mots, il leur arrive de se faire attendre. Il en a profité aussi pour se rappeler des réflexions d'enfants, car, après tout, c'est à eux qu'il s'adresse. Il a lu des extraits de ses pièces parce qu'il aime beaucoup lire à haute voix devant des gens, et les faire lire aussi. C'est un auteur de théâtre, ne l'oublions pas. Il a donné également des recettes : comment inventer un langage du Moyen Âge. Ou encore comment faire des vers. Enfin presque.
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    Écrire, c'est comme essayer de voir une biche dans la forêt. Il faut se lever tôt, marcher longtemps sur un petit sentier pas toujours très bien indiqué, attendre pendant des heures sans bouger, recroquevillé derrière un fourré dans le froid et le brouillard de l'automne. Et la biche ne vient pas. Alors, on y retourne le lendemain. Et la biche n'est toujours pas au rendez-vous. Comme ça pendant des jours. Et puis, un matin, vous êtes à peine sorti de la maison qu'elle est là à vous attendre, buvant l'eau fraîche de la fontaine. Pour l'écriture, c'est pareil.

    Nombre de personnages : 1 à autant que souhaité

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  • Cinq soeurs de dix à soixante-quinze ans, unies comme les cinq doigts de la main, sont recluses dans une maison vide, quelque part en Russie. Tous les jours, elles s'amusent à évoquer des secrets de leur passé commun, et certains sont dramatiques. Elles se chamaillent, se font peur, se rassurent, rêvent de mariage, jouent aux cartes, boivent de la vodka, chantent. Qu'attendent-elles ? Qu'on les délivre enfin ? Mais de quoi ? Mais de qui ? D'elles-mêmes, sans aucun doute.

    CATHERINE : Vous pouvez pas vous imaginer, vous.
    ELISABETH : Quoi ?
    CATHERINE : Ce que c'est que d'avoir quatre soeurs.
    CAROLE : Si si, on voit très bien.
    CATHERINE : Oui, mais vous, y en a une, c'est moi.
    SOPHIE : Et alors ?
    CATHERINE : Et alors, elle s'occupe bien de vous, celle-là. Je voudrais bien vous y voir, sans elle.
    CAROLE : Faut pas te croire irremplaçable !
    CATHERINE : N'empêche que des fois, je me manque terriblement à moi-même !
    ELISABETH : Tu peux pas être deux non plus.

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  • Au début, le monde était bien rangé au fond d'une armoire, dans une maison, chez une petite dame, et un chien montait la garde. Un jour, un petit garçon est entré en pleurant. Il s'est précipité vers l'armoire pour y prendre un mouchoir et il a mis un tel désordre que le monde s'est renversé. Du monde d'avant, il ne restait que ce petit mouchoir. Qu'est-ce qu'on peut faire avec un mouchoir ? Toute une histoire !

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  • Dans la vie, il y a au moins un homme, une femme, une table, une chaise, un arbre et souvent deux enfants et parfois deux grands-parents, sauf s'il y en a un des deux qui est mort. Il y a aussi et toujours le temps qui passe et quatre saisons. C'est bien aussi quand il y a des cerceaux et une guitare, mais c'est pas sûr. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a des gestes et des mots, et c'est déjà toute une histoire.

    L'homme se lève. Il prend sa chaise et va s'asseoir à l'écart.
    LA FEMME : Arrête de penser à la guitare !
    L'HOMME : C'est juste deux ou trois accords, comme ça.
    LA FEMME : On n'est pas à l'Olympia, ici.
    L'HOMME : Les hommes, y a toujours un moment où faut qu'ils envisagent la guitare.
    LA FEMME : Tu ferais mieux de nous mettre un toit au-dessus de tout ça.
    L'HOMME : Qu'est-ce que ça peut bien faire, que je pense à la guitare ?
    LA FEMME : Parce qu'un jour, ce sera plus fort que toi, la guitare.
    Tu serais capable de tout, pour la guitare.
    L'HOMME : Mais c'est pas contre toi, la guitare.
    Silence.

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  • Dans ces deux textes plus que dans les précédents, c'est la manière d'écrire qui a révélé les personnages et qui leur a dicté ce qu'ils nous racontent de leur solitude. Et c'est pas joli joli !

    One two one two three four est le troisième volet d'une trilogie débutée avec Bouge plus ! suivi de Christ sans hache (Les Solitaires Intempestifs, 2006). Deux personnages, compagnons d'infortune, tentent de faire revivre un monde disparu en l'évoquant sous forme d'inventaires, de souvenirs, de poèmes. La seule cohérence de leurs récits, l'unique moyen qui leur est donné de mesurer le monde, c'est leur ivresse. Se joignent à eux une fille et un orchestre.

    Dans Deux mots, une fille vide son sac. Le sac est marron, la fille en sort un petit carnet, un tube de crème, un légume, un pistolet, etc. Chaque objet est l'occasion de raconter un peu de ce monde réduit aux dimensions d'un sac.

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  • Il y a longtemps, un garçon a vu une fille par la fenêtre et, depuis ce jour, il a figé son souvenir dans sa mémoire.
    Devenu grand, il vit avec sa mère, il écrit, et sa vie monotone lui fait oublier cet instant miraculeux. mais les souvenirs sont tenaces ; tôt ou tard, ils sont convoqués, réclament leur dû.

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  • Chansons, tennis, guerres, famille, football, repas, jeux, achats, copains, histoires... c'est la vie, c'est le monde, notre jolie terre toute ronde.
    Erreur ! Le monde est devenu plat et rectangulaire, c'est une télécommande pour voir le monde dans la télévision. Et là, pas le choix : soit vous êtes dans la télévision, soit vous êtes dehors. Si vous êtes dedans, attention à la concurrence, si vous êtes dehors pas de problème : vous serez toujours assis, vous ne direz plus rien, vous regarderez, c'est tout.

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  • Bouge plus !
    Le père, la mère, l'enfant. Nous n'en finissons pas de nous nommer. Nous n'en finissons pas de bouger. Les fleurs, la chaise, la table. Les objets, eux, restent immobiles. C'est pour ça qu'ils ne parlent jamais.

    Christ sans hache.
    Un homme jure. Il tombe sur un couteau. Il tue une fille. Il trouve un type. Le type crée le monde. Ils partent tous les trois.
    Ils organisent un petit cabaret sur une estrade pour faire venir quelqu'un. Mais personne ! Alors, ils s'installent dans un coin, organisent un petit monde à leur manière, avant de trouver refuge chez une dame.

  • Bijou,bijou, te réveille pas surtout ! Nouv.

    Johann, un jeune acteur qui rêve de gloire et d'applaudissements, tombe épuisé sur la scène et s'endort. Penchés sur son sommeil, ses camarades de scène décident de le rejoindre dans la forêt inextricable du sommeil en prenant la forme des personnages de ses songes. Entre cauchemars et rêves éveillés, parviendront-ils à le ramener sur la scène de la vie, que le monde réel semble avoir déserté et où il n'apparaît plus que comme un rêve lointain ?

    À paraître
  • Des contes traditionnels dans la lignée des frères Grimm. Un écrivain qui fait confiance au monde.

  • Une route dans un désert de silence.
    Lumpe, marchande de sons, roule devant elle son bidon plein de bruits, à la recherche de clients. une jeune femme apparaît, une petite boîte de coca vide à la main. ce n'est pas vraiment la rencontre que lumpe espérait faire.

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  • Cette balade de Philippe Dorin nous emmène dans le désert, sur les chemins d'une quête fraternelle, où l'espoir et la parole étanchent la soif.

    Dans le désert, il y a trois façons de chercher l'eau. Il y a ceux qui creusent, ceux qui scrutent le ciel et ceux qui partent derrière la ligne d'horizon... Et puis, il y a Sarah...

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