Utopia

  • Quelle agriculture voulons-nous ? Avec combien de paysan.ne.s ? Avec quelle dynamique territoriale ? Pour quelle alimentation ? Quels effets a-t-elle sur la santé et l'environnement ? Qu'entend-on par cause animale et cause paysanne ? Quelles complémentarités entre végétal et animal ? Quelles différences entre élevage paysan et productions animales industrielles ?

    Ce livre a vocation à interpeller, faire réfléchir, animer les débats. Le recueil de paroles de celles et ceux qui font et vivent la nature au quotidien est indispensable et il est important de le partager. Car les systèmes vertueux de polycultureélevage et de pastoralisme sont réduits au silence médiatique alors que leur rôle est majeur pour l'équilibre des écosystèmes de notre planète, y compris dans la lutte contre le changement climatique.
    Cet ouvrage ne se situe pas dans l'idée d'imposer une parole de vérité mais bien d'apporter de la complexité là où certains voudraient simplifier le débat à outrance. Il dénonce donc deux impasses : l'agriculture et l'élevage industriels ainsi que l'abolition de l'élevage prônée par l'idéologie végane.

    La Confédération paysanne défend l'élevage paysan, incontournable pour nos écosystèmes. Supprimer cet élevage n'empêchera pas, bien au contraire, l'agriculture industrielle de prospérer et la nature de se détériorer. Par contre, supprimer l'agriculture industrielle signifiera de fait la fin des productions animales industrielles. La généralisation de l'agriculture paysanne s'appuiera sur bien davantage de polyculture-élevage et de complémentarité végétal/animal où le lien au territoire est constitutif du système agroécologique. Cela nécessitera bien plus d'éleveurs et d'éleveuses qu'aujourd'hui mais induira de fait une baisse de la consommation de produits animaux et une alimentation plus diversifiée.

    Tout au long de ce livre, nous retrouverons les propositions concrètes de la Confédération paysanne sur ces questions liées aux relations entre les humains et les autres animaux, et plus largement avec le monde vivant.

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  • Entre le privé et le public, les communs sont de retour et ce n'est pas un effet de mode. Un peu partout dans le monde, nous assistons à une renaissance des communs.
    On redécouvre qu'ils n'ont jamais disparu : on estime que près de deux milliards de personnes utilisent le principe de communs pour des biens et services de leur vie quotidienne.
    Cette renaissance n'est pas un hasard, plusieurs facteurs en sont la cause :
    - l'apparition grâce au numérique des communs informationnels. On peu citer les logiciels libres, Wikipédia, les licences Créative Commons...
    - les dangers de la privatisation du monde et du vivant par les transnationales ou les plus riches, générant conflits, inégalités et destructions écologiques. Ou à l'inverse les échecs du tout étatique, à la gestion souvent lourde et bureaucratique.
    - la marchandisation du monde qui entraine des attaques permanentes contre les communs matériels ancestraux et les abus de la propriété intellectuelle.
    - le Prix Nobel d'économie donné à Éléonore Ostrom en 2009 pour son analyse de la gouvernance économique des biens communs.
    A travers dix idées recues, ce livre interroge les communs et repose la question taboue de la propriété et de l'héritage, donc des rapports de pouvoir. Car toute extension du domaine des communs entraîne la remise en cause des pouvoirs donnés aux propriétaires, qu'ils soient privés ou publics.
    Dans sa partie propositions, cet ouvrage, vulgarisateur et pédagogique, prône la priorité donnée à la valeur d'usage et l'existence ou l'extension dans de nombreux domaines d'une propriété communale associée non à des individus mais à une collectivité.
    Les communs, alternative à la société du tout marché, réponse à l'offensive néolibérale, dépassement du capitalisme et de l'étatisme, revolution du XXI ème siècle?
    Nous verrons que c'est peut-être un peu tout cela.

  • Femen ; manifeste

    Collectif

    • Utopia
    • 1 Mars 2015

    Le Manifeste des FE MEN est le premier ouvrage écrit par l'équipe internationale du désormais célèbre coll ectif féministe.
    Par l'originalité et le retentissement de leurs actions, ce groupe de militantes ébranle les fondements du patriarcat et renouvelle l'action féministe. Après avoir suscité beaucoup de commentaires, souvent approximatifs ou superficiels, les FEMEN ont décidé d'exposer les idées et les motivations qui sous-tendent leur engagement. Par la diffusion de ce qui est une véritable déclaration politique, les mots viendront compléter et renforcer les images.
    Historique, motivations, convictions, mode d'actions, manifestations seins nus, sextrémisme, slogans, cibles principales. Les FEMEN décrivent et analysent dans ce livre les différentes facettes de leur combat contre la plus haute et plus profonde forme d'oppression que les femmes aient à subir, à savoir le système patriarcal.
    Les FEMEN, par leurs actions courageuses, réclament l'égalité entre les femmes et les hommes en se réappropriant leur corps. Si le corps nu féminin servait jusqu'alors un système de domination masculine, il entend désormais être l'outil de sa révolution.
    Cet ouvrage se termine par une «lettre ouverte aux femmes du monde» où il est dit notamment : « Aucune culture, aucune tradition, aucun milieu social, aucun conte millénaire, aucune loi médiévale ne saurait justifier l'oppression d'un sexe par l'autre et c'est à nous toutes qu'il incombe de renverser ce système. »

  • Après les migrations, l'énergie, le travail, le Mouvement Utopia a consacré un temps important de sa réflexion collective à l´alimentation. Le résultat en est cet ouvrage Agriculture et alimentation, idées reçues et propositions.

    L'alimentation est le premier des besoins naturels des êtres humains, mais il correspond aussi à des pratiques culturelles essentielles pour nos sociétés. Besoin, plaisir, créatrice de liens sociaux... l'alimentation est au coeur de nos modes de vie individuels et collectifs. Pourtant nous avons laissé la loi du profit des industries agroalimentaires s'exprimer sans réelles contraintes. Les politiques auraient-ils abdiqué devant cette puissance industrielle? Aujourd'hui, les transnationales de l'agroalimentaire, les puissants groupes semenciers et les fabricants de pesticides décident de qui doit manger quoi.
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    En faisant ce travail de déconstruction des idées reçues sur l'agriculture et l'alimentation, puis en proposant des pistes de reconstruction, ce livre volontairement synthétique contribue à donner des outils à toutes celles et à tous ceux qui désirent changer les choses en profondeur dans ce domaine.

    " L'intérêt majeur de cet ouvrage : ses auteurs ne se limitent pas à dénoncer nos idées reçues les plus erronées ; ils formulent aussi très clairement des propositions concrètes de politiques agricoles pour promouvoir une agriculture paysanne alternative. Et le lecteur découvrira que bien d'autres formes de " modernisation " agricole sont envisageables dès aujourd'hui, pour nous livrer à tous une alimentation plus saine, générer des emplois agricoles plus nombreux et mieux rémunérés, et fournir de multiples services d'intérêt général, sans causer de dégâts environnementaux ni porter préjudice aux paysanneries du Sud. À dévorer sans modération. " Extrait de la préface de MARC DUFUMIER (Agronome, professeur émérite à AgroParisTech, expert auprès des Nations Unies et de la Banque Mondiale).

    Le Mouvement Utopia :
    Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, Utopia se définit comme une coopérative citoyenne et politique. Laboratoire d'idées, mouvement transpartis à gauche, ONG, maison d'Edition, maison de Production, mouvement de résistance et d'expérimentations concrètes... Utopia est tout cela à la fois.
    Le Mouvement Utopia défend ses convictions altermondialistes et écologistes dans une perspective de dépassement du capitalisme et de la logique productiviste.

  • Jamais les thèmes écologiques n'ont été aussi présents dans les esprits, jamais les déclarations des médias, des politiques, des scientifiques et des citoyens n'ont été aussi nombreuses et centrales sur ces questions. Pourtant et paradoxalement, les acteurs de l'écologie politique semblent peu audibles et marginalisés.

    Est-ce, version optimiste, parce que ses thèmes ont été récupérés et repris par d'autres formations politiques ? En partie oui, et on ne peut que s'en féliciter. Mais avec la précipitation des urgences, la multitude des solutions à proposer et l'exigence démocratique, l'écologie politique doit aussi se réinventer pour répondre aux nouveaux défis. C'est l'objet de ce livre.
    Quand l'écologie politique avait su, à la fin des années 60, ouvrir de nouveaux horizons comme la critique de la croissance ou l'épuisement à venir de nos ressources énergétiques, elle semble aujourd'hui buter sur les transformations récentes de l'habitat et de la ville globale, sur notre rapport à la démocratie et au corps, sur les évolutions du travail et de l'entreprise. Tout est bouleversé, tout doit être repensé.

    A quels nouveaux défis l'écologie politique est-elle aujourd'hui confrontée et comment aborde-t-elle les nouveaux visages du capitalisme : financiarisé, globalisé, courtermiste et hors-sol, épuisant le vivant sous toutes ses formes ? Comment se situe-t-elle par rapport à la technique, aux Civic Tech, au transhumanisme et à l'intelligence artificielle, aux communs, à l'éthique animale, à la collapsologie...?

    La crise de la temporalité, qui se double d'une crise de notre rapport au lieu et au territoire, exige non pas un programme clé en main, mais une réflexion ouverte, nourrie des apports de la philosophie et des sciences sociales, de nos propres impasses politiques mais aussi du désir, plus fort encore, d'ouvrir de nouveaux territoires de sens.

    De l'homme augmenté à l'homme jetable, de la réforme de l'entreprise à la crise de la démocratie, de la ville dans tous ses états à l'éloge de la lenteur ou du silence, cet essai nous invite à penser l'écologie politique à l'heure de tous les excès et de tous les dérèglements.

  • La question du nucléaire et de la transition énergétique est aujourd'hui centrale pour beaucoup de pays, mais surtout pour la France, pays le plus nucléarisé du monde. . Elle fait l'objet de débats passionnés dans la société civile française, mais d'une confiscation par les politiques lorsqu'ils sont au pouvoir. Et cela depuis maintenant 40 ans. Pourtant, bien au-delà d'une question technique relevant de la compétence d'experts, c'est un sujet de société qui concerne l'ensemble des citoyens.
    Les propos les plus contradictoires circulent sur le nucléaire : Energie du futur ou du passé? Est-elle une énergie comme une autre ? Les risques d'accidents majeurs, la gestion des déchets, la prolifération par le civil du nucléaire militaire, sont ils maîtrisés? Les peurs que cette technologie entraîne sont-elles irrationnelles ? Cette énergie est-elle incontournable dans la lutte contre le changement climatique, pour notre indépendance énergétique, pour nous permettre d'avoir une énergie abondante et bon marché? La science apportera-t-elle un jour les solutions à l'ensemble des problèmes posés ?
    Notre filière nucléaire est-elle performante techniquement et économiquement ? Son fonctionnement est-il démocratique ?
    Et sommes nous en France si dépendant du nucléaire qu'il est impossible de s'en passer?

    Toutes ces questions sont traitées dans cet ouvrage, court et accessible à tous, mais qui aborde l'ensemble des problématiques que pose la " société nucléaire ". A travers l'analyse de douze idées reçues et de différents scénarios de sortie possibles du nucléaire, en s'appuyant sur les travaux de chercheurs indépendants, d'intellectuels et de politiques, ce livre à pour vocation de dresser un panorama simple mais précis sur cette question et ainsi contribuer à des prises de décision politique qui ne pourront plus se faire à l'insu des citoyens.

  • Promouvoir une transition démocratique et sereine vers des sociétés soutenables et souhaitables.
    Depuis le début des années 2000 a émergé un nouveau mouvement de pensée autour du slogan provocateur « Décroissance ». A travers la critique radicale de la société de croissance et de son impasse, ainsi que celle du développement et du productivisme, cet OVNI politique, empêcheur de penser en rond, a su enrichir les débats et les discussions. La Décroissance s'appuie à la fois sur des initiatives collectives concrètes et sur des propositions novatrices : revenu inconditionnel, extensions des sphères de la gratuité, simplicité volontaire, transition vers de nouveau modèles de sociétés soutenables et souhaitables, relocalisations ouvertes, convivialité ou encore décolonisation de nos imaginaires d'homo-economicus.
    Les réflexions au sein de ce mouvement, du point de vue de la stratégie ou du projet politique, ont débouché sur une proposition appelée Dotation Inconditionnelle d'Autonomie (DIA), couplée à un Revenu Maximum Acceptable.
    Cette Dotation représente un outil économique et social susceptible de nous faire sortir de l'impasse destructrice vers laquelle nous entraîne toujours plus vite la société de croissance.
    Ce manifeste pour une DIA part des origines de la Décroissance et propose des pistes, des réflexions susceptibles d'initier une transition sereine et démocratique vers des sociétés écologiquement soutenables et socialement justes. Il représente en cela un projet de Décroissance.

  • Crise économique, crise écologique, crise sociale, crise démocratique et plus profondément crise du sens : nos sociétés subissent les conséquences d'un développement insoutenable et inégalitaire issu de l'idéologie néolibérale qui s'est répandue dans le monde ces trente dernières années. Mais au-delà de ce constat de plus en plus partagé et sur lequel nous ne nous attarderons pas, cet ouvrage vise à montrer pourquoi et comment il est possible d'adopter un mode de développement radicalement différent, non obsédé par la croissance. Comment passer d'une économie des quantités à une économie de la qualité ? Peut-on penser une prospérité sans croissance, avec quelles nouvelles définition et répartition des richesses ? Comment faire de la contrainte écologique une extraordinaire occasion de transformer le système économique et les rapports de travail pour que chacun accède à un travail décent ? Dans la transition vers ce nouveau monde, quels rôles peuvent jouer le système éducatif, la relocalisation des activités, le revenu d'existence, les coopératives, le revenu maximum, la reconnaissance de biens communs mondiaux ? Autant de questions abordées par des auteurs issus d'horizons théoriques et disciplinaires très divers, dont certains sont des théoriciens étrangers reconnus. Auteurs qui tous ressentent l'impérieuse nécessité de défricher ces nouvelles voies en abordant de près la question des transitions, afin de dessiner les chemins qui pourraient nous permettre de dépasser le capitalisme et ainsi nous rapprocher d'un monde soutenable. Utopie ? Moins que de prétendre pouvoir moraliser, réguler ou verdir à moindres frais ce capitalisme prédateur. Les auteurs ici rassemblés n'ont pas une vision unique d'un nouveau modèle de société ni des moyens d'y parvenir. Mais ils partagent la conviction qu'aucune fatalité ne condamne l'humanité à détruire son habitat social et terrestre, à condition qu'elle reconnaisse les limites que lui impose la nature et qu'elle mobilise l'immense potentiel innovateur de son intelligence collective. La vocation de cet ouvrage est de tracer des pistes pour nourrir le débat et susciter l'action.

  • A travers la dénonciation de quinze idées reçues, ce livre démontre que la politique de l'immigration, qui s'illustre à travers la question des sans-papiers, est inefficace socialement et économiquement, même par rapport aux propres objectifs qu'elle s'est fixés.
    En s'appuyant sur les travaux de chercheurs et d'intellectuels, sur les études des associations et sur le rapport 2009 du PNUD, ce livre prouve que cette politique de l'immigration est contraire à l'intérêt de notre pays et plus généralement à celui du monde. La liberté de circulation est une pratique ancestrale et un droit fondamental. Vouloir s'y opposer constitue une régression mais aussi une aberration. Il est plus que temps, au-delà de la légitime indignation morale, d'amplifier le combat idéologique en dénonçant, avec rigueur et méthode, les idées reçues sur l'immigration.
    En publiant ce livre, préfacé par Danielle Mitterrand et illustré par F'Murrr,les ditions Utopia proposent aux lecteurs un outil indispensable à l'information et à la compréhension de la question de Sans-Papiers. Utopia propose également, à destination des partis de gauche, une nouvelle politique de l' immigration à travers treize mesures fondamentales.

  • Des droits pour la nature

    Collectif

    Ce livre a été écrit dans le cadre du troisième Tribunal international des droits de la Nature qui s'est tenu à Paris en décembre 2015, parallèlement à la COP21.
    Dans le contexte du cadre juridique émergeant des «Droit de la Terre », les auteurs traitent dans ce livre de sujets emblématiques tels que le réchauffement climatique, la fracturation hydraulique ou les OGMs, les méthodes extractivistes et d'autres violations environnementales.
    Lls démontrent comment l'homme et la nature sont intrinséquement liés et plaident pour que les générations actuelles comme futures aient le droit de vivre dans un environnement sain.
    Ils proposent de faire évoluer le droit international pour que soit prise en compte la réalité des excès de notre monde industrialisé. Cela implique de faire du vivant un sujet de droit, ce qui constitue dans ce domaine une révolution philosophique.
    Face à la destruction des conditions de vie sur Terre - que les États et les entreprises non seulement permettent, mais parfois encouragent - les auteurs proposent de reconnaître aux écosystèmes leurs droits à l'existence, à leur maintien, à leur préservation et régénération.
    Ce qui entraîne que ces droits puissent être revendiqués en justice.
    Ce livre offre également une voix aux peuples autochtones afin qu'ils partagent avec la communauté mondiale leurs préoccupations et leurs solutions singulières concernant la terre, l'eau, l'air et la culture.
    En se fondant sur la Déclaration Universelle des Droits de la Terre Mère, cet ouvrage formule des propositions dans une perspective de protection et de restauration de la Terre.
    Cette déclaration définit entre autres les devoirs incombant à l'humanité afin de respecter l'intégrité des cycles écologiques vitaux de la planète. De ce fait, la Déclaration promeut la proposition d'amendements au Statut de la Cour Pénale Internationale, permettant la reconnaissance du crime d'écocide.

  • Sommes nous toujours en démocratie ? La question est récurrente et suscite des réponses souvent contradictoires. Formellement, pour la plupart des pays économiquement développés dont la France, on peut répondre oui. Liberté d'association, d'information, votations...sont inscrites dans notre constitution et les séquences électorales rythment notre vie politique. De plus les dictatures à l'ancienne reculent dans le monde. Mais qu'en est-il de la démocratie réelle, vivante, participative, de ce fameux « pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple» ? L'objet de ce livre est d'analyser l'état actuel de notre démocratie en France et de proposer des solutions pour construire un nouvel âge démocratique. Après avoir dans la première partie déconstruit quatorze principales idées reçues sur la démocratie, véhiculées par la pensée et les médias dominants, nous formulons dans la seconde partie treize propositions susceptibles de ré-enchanter notre démocratie.

  • On ne fait pas de bonne politique sans avoir une vision de la société vers laquelle on veut aller et une idée des moyens d'y parvenir.
    Or, aujourd'hui la politique se résume au mieux à un art des moyens qui oublie sa finalité, au pire à une simple conquête ou conservation du pouvoir. Le capitalisme productiviste et financier commence à révéler ses premiers signes de faiblesse et les symptômes annonciateurs de sa fin commencent à apparaître : crise de la démocratie, déroute du système financier, épuisement des ressources naturelles, dérèglement climatique, montée en puissance des inégalités, replis communautaires et religieux, pollutions de l'eau, de l'air et du sol.
    Un peu partout dans le monde, hors de la sphère politique traditionnelle, se déclenchent des mouvements qui remettent radicalement en cause l'ordre établi et nous invitent à imaginer une autre manière de penser et de faire de la politique. Le Manifeste Utopia revendique cette utopie qui considère que la réflexion alliée à l'imagination et que les principes de fraternité combinés à la volonté farouche de s'attaquer aux causes du dérèglement social et écologique arriveront à fédérer un mouvement fort, solidaire, capable de proposer une véritable alternative au capitalisme.
    Dans ce monde nivelé et uniformisé, cette perspective est certainement la plus grande aventure et le plus grand défi que l'on puisse individuellement et collectivement se donner. La construction, non d'alternances, mais d'alternatives susceptibles d'entraîner l'adhésion du plus grand nombre est l'objet principal de ce Manifeste.

  • Les Français sont-ils ceux qui travaillent le moins en Europe, ceux qui coûtent le plus cher ? La réduction du temps de travail peut-elle résoudre la question du chômage ? Les 35h sont-elles la principale source de difficultés économiques en France ? Puisque l'on vit plus longtemps, doit-on travailler plus longtemps ? Si on arrête d'assister les gens travailleront ils ? Les étrangers prennent-ils le travail des français, les Chinois volent-ils nos emplois ? Le travail est-il une valeur importante, la principale source d'émancipation et de réalisation de soi ? Seul le travail justifie-t-il reconnaissance et protection et doit-il être le principal lien social entre les hommes ? Pour répartir la richesse faut-il d'abord la créer ? Le progrès technique permettra-t-il de nous libérer du travail ?

    En analysant quinze affirmations couramment véhiculées et instrumentalisées par le discours politique et plupart des médias, puis reprises par bon nombre de nos concitoyens, ce livre, en synthétisant les faits et les données, décrypte les véritables objectifs qui se cachent derrière ces affirmations apparemment " de bon sens ".
    Le travail, mais quel " travail " ? La valeur travail, mais quelle " valeur " ? De quoi parle-t-on ? De sa valeur économique, sociale, personnelle ou symbolique ? Jamais on n'aura autant valorisé le travail et sa " valeur ". Mais plus le travail devient rare, précaire et souvent privé de sens, plus on parle de souffrance au travail, plus l'idéologie dominante en fait une valeur morale. De moyen il est devenu fin : malheur aux hérétiques qui ne communient pas avec ce dogme.
    Alors que le travail n'est plus accessible à tous, alors qu'il se situe en dehors du champ démocratique, devrions-nous continuer à ériger en unique lien social cette activité structurellement inégalitaire ?
    Mais encore faut-il, après avoir déconstruit idées reçues et idéologie dominante, avoir une idée la plus précise possible où nous voulons aller si l'on veut à la fois " libérer le travail et se libérer du travail ".
    Fruit de plusieurs années de réflexions du Mouvement Utopia, s'appuyant sur les travaux et les études de chercheurs indépendants et d'intellectuels, ce livre propose également six principales mesures ou orientations pour remettre le travail à sa vraie place. C'est à dire comme une partie des activités humaines et non leur centre, un moyen, mais parmi d'autres, de " faire société ".

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