Nos coups de coeur romans pour adultes : 

  • Betty

    Tiffany Mcdaniel

    «Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l'histoire qu'il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne.».
    La Petite Indienne, c'est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants.
    Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee.
    Lorsque les Carpenter s'installent dans la petite ville de Breathed, après des années d'errance, le paysage luxuriant de l'Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et soeurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l'écriture : elle confie sa douleur à des pages qu'elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu'un jour, toutes ces histoires n'en forment plus qu'une, qu'elle pourra enfin révéler.
    Betty raconte les mystères de l'enfance et la perte de l'innocence. À travers la voix de sa jeune narratrice, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.

  • Dans ce nouveau roman, Barbara Kingsolver interroge la place des femmes dans la famille et dans l'histoire à travers deux héroïnes : Willa Knox, journaliste indépendante qui doit aider son fils en pleine crise existentielle et Mary Treat, scientifique émérite largement oubliée malgré sa proximité intellectuelle avec Darwin. Ce qui lie les deux femmes : un charisme irrésistible, un intense besoin de liberté et... une maison. D'une époque à l'autre, du XXIe siècle au XIXe siècle, Barbara Kingsolver dresse un portrait saisissant de vérité de l'Amérique, mêlant avec brio le romanesque et le politique. 

  • chavirer

    Lola Lafon

    Entre corps érotisé et corps souffrant, magie de la scène et coulisses des douleurs, «Chavirer »raconte l'histoire de Cléo, jeune collégienne rêvant de devenir danseuse, tour à tour sexuellement piégée par une pseudo Fondation de la vocation, puis complice de ses stratégies de "recrutement". Trente ans plus tard, alors qu'elle-même a fait carrière - des plateaux et coulisses de «Champs-Elysées »à la scène d'une prestigieuse «"»revue" parisienne« -  »l'affaire ressurgit«. »Sous le signe des impossibles pardons, le personnage de Cléo se diffracte et se recompose à l'envi, au fil des époques et des évocations de celles et ceux qui l'ont côtoyée, aimée, déçue ou rejetée.

  • Il ne reste presque plus rien à La Bassée : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu'occupent Bergogne, sa femme Marion et leur fille Ida, ainsi qu'une voisine, Christine, une artiste installée ici depuis des années.
    On s'active, on se prépare pour l'anniversaire de Marion, dont on va fêter les quarante ans. Mais alors que la fête se profile, des inconnus rôdent autour du hameau.

  • Quichotte

    Salman Rushdie

    Quichotte, un représentant de commerce vieillissant obsédé par le "réel irréel" de la télévision, tombe éperdument amoureux d'une reine du petit écran et s'embarque, à travers les routes d'Amérique, dans une quête picaresque pour lui prouver qu'il est digne de sa main. À ses côtés sur le siège passager, Sancho, son fils imaginaire. Ce roman d'une ampleur phénoménale raconte l'histoire d'une époque déréglée - "l'Ère du Tout Peut Arriver" - et brasse dans son sillage des thèmes aussi divers que les relations père-fils, les querelles frère-soeur autour d'actes impardonnables, le racisme, la crise des opiacés, les cyber-espions, la science-fiction, l'histoire de l'Auteur qui a créé Quichotte, et la fin du monde. Exubérant, drolatique et terriblement intelligent, «Quichotte» est une bombe littéraire sur fond d'apocalypse.

  • Térébenthine

    Carole Fives

    « Certains, ou plutôt devrais-je dire certaines, se sont étonnées du peu d'artistes femmes citées dans notre programme d'histoire de l'art. Je leur ai donné carte blanche aujourd'hui. Mesdemoiselles, c'est à vous ! » Térébenthine met en scène les débuts dans la vie d'une jeune étudiante qui s'inscrit aux Beaux-Arts avec l'ambition de devenir peintre. Elle rencontre Luc et Lucie qui partagent le même rêve. Ils vont former ensemble le groupe des Térébenthines. C'est dans un sous-sol de l'École qu'il se réunissent, travaillent, discutent. Et où naissent des sentiments entre Luc et la narratrice. Mais, en France, à la fin des années 90-début des années 2000, la peinture est considérée comme morte. Aux Beaux-Arts, les profs découragent les vocations, les galeries n'exposent plus de peinture. Le Conceptuel est l'unique voie.
    Les trois amis vont en faire amèrement l'expérience pendant leurs trois années d'apprentissage. Ils sont cassés, humiliés et découragés. Sortis des Beaux-Arts, aucun d'eux ne sera peintre. Lucie renonce pour être enseignante. Luc vit de petits boulots, malgré un talent immense. La narratrice a, quant à elle, retourné ses toiles contre le mur pour tenter l'écriture. La peinture semble bel et bien morte et enterrée. Et pourtant... Carole Fives signe avec Térébenthine un livre extrêmement émouvant qui jette un regard féministe et critique sur l'art et la société. C'est aussi une quête sentimentale portée par des dialogues d'un grand réalisme, alternés avec un monologue intérieur intense.

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  • yoga

    Emmanuel Carrere

    C'est l'histoire d'un livre sur le yoga et la dépression.
    La méditation et le terrorisme. L'aspiration à l'unité et le trouble bipolaire.
    Des choses qui n'ont pas l'air d'aller ensemble, et pourtant : elles vont ensemble.

  • L'objet brillant est sagement posé sur la table de nuit. Seren devrait prêter attention à son père, étendu sous le drap: sa mort vient de les surprendre tous, elle et ses frères, sa mère et ses grands-parents, mais c'est la cuillère en argent ciselée qui la retient: elle ne l'a jamais vue dans la vaisselle de l'hôtel que gère sa famille au Pays de Galles. À l'aube de ses dix-huit ans, la jeune fille pourrait sombrer, mais les circonstances aiguisent sa curiosité. L'énigme que recèle l'objet, avec son inscription incisée, la transporte. Elle se met à dessiner passionnément (la cuillère) et à observer toute chose de son regard décalé. Un premier indice sur sa provenance la décide à traverser la Manche, à débarquer en France et, au volant de la Volvo paternelle, à rouler. La cuillère pour boussole.
    Beaucoup d'égarement, une bonne dose d'autodérision et un soupçon de folie l'aideront, dans son road-trip loufoque, à se confronter à ce peuple étrange qui confond Gallois et Gaulois, avant de découvrir en Bourgogne un château chargé d'histoire(s).

  • Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n'est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.

    A l'âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l'abandonne à son tour.

    La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.

    Lorsque l'irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même...

  • Madagascar, mars 1947, l'insurrection couve. Soldats déshonorés, Malgaches bafoués, peuple spolié, ce soir, tous vont se soulever, prendre armes et amulettes pour se libérer. Parmi eux, Ambila, le beau Ambila, Zébu Boy, fierté de son père, qui s'est engagé pour la très Grande France, battu pour elle et a survécu à la Somme, à la Meuse, aux Frontstalags. Rentré en héros défait et sans solde, il a tout perdu et dû ravaler ses rêves de nationalité. Ambila qui ne croit plus en rien, sinon à l'argent qui lui permettra de racheter le cheptel de zébus de son père et prouver à tous qui il est. Ambila, le guerrier sans patrie, sans uniforme, sans godasses, sans mère, sans foi sans loi, qui erre comme arraché et se retrouve emporté dans les combats, dans son passé, dans la forêt.

  • avant que j'oublie

    Anne Pauly

    Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoo- lique, et tout ce qui va avec : violence conju- gale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les appa- rences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde ancienne- ment rural et ouvrier.
    De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ?
    Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre- tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.

  • Ségurian, un village de montagne, quatre cents âmes, des chasseurs, des traditions. Guillaume Levasseur, un jeune homme idéaliste et déterminé, a décidé d'installer une bergerie dans ce coin reculé et paradisiaque. Un lieu où la nature domine et fait la loi. Accueilli comme une bête curieuse par les habitants du village, Guillaume travaille avec acharnement ; sa bergerie prend forme, une vie s'amorce. Mais son troupeau pâture sur le territoire qui depuis toujours est dévolu à la chasse aux sangliers. Très vite, les désaccords vont devenir des tensions, les tensions des vexations, les vexations vont se transformer en violence. «La certitude des pierres» est un texte tendu, minéral, qui sonde les âmes recroquevillées dans l'isolement, la monotonie des jours, l'hostilité de la montagne et de l'existence qu'elle engendre, la mesquinerie ordinaire et la peur de l'inconnu, de l'étranger. D'une écriture puissante, ample, poétique, Jérôme Bonnetto nous donne à voir l'étroitesse d'esprit des hommes, l'énigme insondable de leurs rêves, et l'immensité de leur folie.

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